mercredi 13 décembre 2017

Le lac est plein à 100%, et mon ancien poste d'affût est dans les eaux.

J'ai dû trouver un nouveau poste de nourrissage pour le rouge-gorge.

Il ne l'a pas encore trouvé.

Pour l'observation des oiseaux, je suis assis sur un pliant contre un arbre et j'y reste au minimum de 1,5 à 2 heures.

Passereaux observés du nouveau poste d'affût:
2 fois un rouge-gorge
4 pouillot véloce
1 mésange à longue queue
2 pinson des arbres
2 merle noir
1 bouscarle de Cetti (entendu pas vu)
1 corneille noire.

La retenue collinaire est pleine à 100%.

lundi 11 décembre 2017

Le lac est quasi plein, il n'y plus d'espace pour les limicoles.


Mon rouge-gorge est toujours là.

Pour les autres passereaux autour de l'affût:
Un dizaine de pouillot véloce,
2 mésange à longue queue,
1 pinson des arbres,
1 geai.

jeudi 7 décembre 2017

mercredi 6 décembre 2017

Une nouvelle lecture de bague, c'est le 80e code lu pour le programme Aranzadi, sur cette vasière de Port-Nivelle à Ciboure.

 2W6:G, est une nouvelle lecture pour la vasière de Port-Nivelle à Ciboure, je ne l'avais pas encore rencontré. C'est pour moi le 80e code lu du programme Aranzadi. http://www.aranzadi.eus/

C'est sa première observation depuis son baguage comme poussin.

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Et toujours ce goéland marin bagué poussin dans les îles anglo-normandes.

mardi 5 décembre 2017

Retour au lac d'Artix, pour deux chevaliers culblanc, et une belle diversité.

 Chevalier culblanc.

Rale d'eau.

Ces deux canards en photo ci-dessous, ne sont pas toujours présent chaque année. 
 Canard siffleur

Canard pilet

Le lac d'Artix a fait le plein de canards:
Fuligule milouin
Fuligule morillon
Canard chipeau
Canard souchet
Canard siffleur
Canard pilet
Canard colvert
Sarcelle d'hiver.

Et de très nombreux palmipèdes et ralidés.
Cygne tuberculé
Grèbe castagneux
Grèbe huppé
Gd cormoran
Poule d'eau
Foulque macroule
Rale d'eau

Pour les passereaux, j'ai cherché les Tarins des aulnes en vain. 

lundi 4 décembre 2017

Les seuls reposoirs disponibles pour les limicoles sont sur l'îlot des aigrettes.

Le lac est presque plein, il n'y a plus de vasière. 

Les 3 oies cendrées sont toujours présentes, ainsi que les divers ardéidés: 
gd aigrette,
h. cendré, 
h. garde-boeuf, 
a. garzette.


Et toujours mon rouge-gorge. 

A peine j'avais versé les graines, qu'il était déjà arrivé.

mercredi 29 novembre 2017

Première nidification réussie en France de l’élanion blanc, Elanus caeruleus

N°422. Nos oiseaux, Volume: 40, fasc: 8. Pages: 465-477. (Décembre 1990).

Andréas Guyot
Avec la collaboration de J. Duplaa, G. Holin et P. Géroudet.


Depuis quelques années, la région d’Aquitaine proche des Pyrénées les plus occidentales promettait l’installation de ce petit rapace. Le 21 juin 1983 en effet, A. Papacotsia découvrit fortuitement, lors d’une étude d’impact d’un chantier, un couple d’Elanions blancs dont les accouplements et la construction d’un nid laissèrent ensuite espérer la reproduction. Toutefois celle-ci échoua ou du moins ne put être confirmé…. La présence des oiseaux se prolongea néanmoins pendant plus d’un an, puisqu’ils construisirent de nouveau en 1984 sans résultat et furent encore observés le 23 octobre non loin de là (A. Calle, P. Grisser, A. Papacostia et al (1,5)) . En 1985, au moins un adulte séjourna jusqu’en mars (A. Papacotsia), un ou deux du 12 au 22 août (P. Grisser, P. Petit). En 1986 encore, un Elanion fut observé jusqu’au 3 avril, puis disparut (P. Grisser et al) (1). Les trois années suivantes n’apportèrent plus de nouvelles….

Le 22 février 1990, un couple est reparu sur la lande, dont la localisation ne peut être précisée pour des raisons évidente. Cette fois, le succès tant attendu nous permet de relater la première nidification réussi de l’Elanion blanc en France, à ce jour également la plus septentrionale d’Europe.

Le paysage, le nid et les conditions d’observation

Nous sommes ici sur un plateau argileux à l’altitude de 70 m, qui domine la plaine du Gave et constitue le seuil du piémont pyrénéen occidental. Au sud, Les montagnes basques barrent l’horizon, au nord commencent les landes de Gascogne. La transition est symbolisée par un grand chêne pédonculé (Quercus ruber)  voisinant avec un bosquet clairsemé de pins maritimes (Pinus pinaster). La végétation naturelle sur ce plateau est la lande de genêts, d’ajoncs nains (Ulex minor) et de molinie (Molinia caerulea), dont la faible pente lui a valu son nom béarnais de Laneplaa. Il n’en reste cependant que des lambeaux épart au sein d’une mer de maïs…. En effet, cette monoculture réussit trop bien sur la couche de terre noire visible au-dessus de l’argile sur le bord des fossés de drainage ; l’expansion du maïs continue aux dépens de la lande originelle, réduite ici à une zone d’environ 2 km 2. C’est en sommes un paysage de plus en plus banalisé, dont la monotonie n’est rompue que par l’émergence de quelques pins et des prairies steppiques où pâturent encore des vaches.
Le territoire de chasse des Elanions blancs comprend essentiellement ces pâtures ouverts et les chemins agricoles dans un rayon de moins de 1000 m autour du site de nidification.
L’aire de ce couple est construite sur la cime fourchue d’un pin maritime à près de 8 m du sol. Vue d’en haut (car nous ne l’avons pas visitée) elle paraît avoir environ 50 cm de diamètre et se composer de branchettes assez fines, parmi lesquelles on aperçoit des brins d’herbe. Autour de l’arbre s’élèvent quelques autres pins clairsemés, pas bien hauts non plus ; un peu à l’écart s’en dresse un lus grand qui domine la parcelle de lande d’une quinzaine de mètres et sert de perchoir habituel pour les adultes, - c’est à son pied que nous ramassé les pelotes.

Notre affût d’observation se dissimule dans la lisière d’un champ de maïs, à 180 m de l’aire. De là, nous pouvons sans les inquiéter voie les adultes ai nid et sur leurs postes de repos. En revanche, les activités de chasse ne sont pas visibles. Au total, nos observations ont duré 181 heures, réparties sur 32 jours. Elles se sont concentrées avant tout sur les soirées, moins souvent sur les matinées ou sur la journée entière, - ceci selon nos possibilités partagées entre plusieurs personnes, mais aussi en raison des chaleurs torrides de cet été 1990. 


Exposé chronologique des observations de 1990

22 février, Les deux adultes sont vus pour la première fois par Serge Pommies (6), Le couple est encore noté là le 24 mars, le 13 avril  (les deux oiseaux séparés d’un kilomètre) et le 4 mai, sans qu’une activité nuptiale ne soit remarquée.
6 et 7 juin (de 10 à 20 h). Plusieurs accouplements par jour, transport de matériaux dans un pin : la nidification s’annonce !
12 juin (de Pascal Misiek). La femelle (supposée) se pose régulièrement sur l’aire, semble piétiner le fond, s’y couche aussi en écartant les ailes et avec précaution, comme s’il y avait un œuf. Le mâle y vient une fois mais se tient debout, puis va s’accoupler sur sa compagne, sur un autre pin.
13 juin (idem). « Dès mon arrivée à 15 h, la femelle occupe l’aire et change trois fois de position. Le mâle y vient quatre fois avec des branchettes ou une proie. Entre-temps, elle quitte le nid, mais dès qu’il arrive c’est la copulation et l’offrande de nourriture ».
1 juillet (11 à 20 h). La femelle couve. Nous pensons qu’elle a dù pondre autour du 25 ou 27 juin. Le mâle chasse dans les prairies vers 18 h 30 et apporte une proie directement à la couveuse. 
7 juillet (16 à 20 h). Le mâle chasse. Aucune offrande n’est constatée ce jour-là.
14, 15 et 19 juillet. Couvaison en cours. Le mâle nourrit dans la soirée, après avoir chassé vers 18 h avec de longs arrêts.
22 juillet (10 à 22h). Une ou plusieurs éclosions ? La femelle a changé de comportement : elle se lève, semble nourrir, couve avec précaution, regarde fréquemment le fond de l’aire, se pose sur son bord ou très près de celui-ci.
27 juillet (10 à 22 h). Nous apercevons trois poussins en duvet ivoire à beige ; la femelle les nourrit.
1eraoût (18 à 20 h). Entre le plus grand et le plus petit des poussins, la différence de taille est très perceptible. Des plumes sortent déjà des fourreaux : grandes couvertures sombres bordées de blanc. Le cadet a le bec bien noir, la cire claire, l’œil brun ; le sourcil bien fourni assombrit la paupière. Ce soir là, le premier nourrissage est observé à 21 h 30, juste avant le coucher du soleil : un micro-mammifère à longue queue (mulot ?).
3 août (18 à 22 h), (de Marie-Claude Mahieux et Georges Holin). Lors d’un nourrissage, quatre poussins sont observés.
10 août (18 à 20 h). Les quatre jeunes sont confirmés ; le plus grand bat déjà des ailes et ils crient, ce qui semble stimuler les nourrissages qui se suivent rapidement : 20 h 25,,,, 20 h 30 …. 20 h 50…. 20 h 52….. 20 h 54…, puis plus rien jusqu’à celui de 21 h 05. « Une telle fréquence est rare chez les rapaces » nous dit Jean-François Terrasse, en visite. En tout six proies : 2 rongeurs sans queue et quatre non identifiées. 
11 août (9 h 30 à 21 h 30). Premiers nourrissages vers 10 h 15…. 10 h 40….. 11 h… Lors des deux premiers, le mâle qui a chassé donne la proie à sa compagne, qui l’apporte aux jeunes, Echanges de cris entre les partenaires, mais aussi entre jeunes et adultes. Pendant plus de sept heures, de 11 h à 18 h 15, les jeunes s’agitent, mais rien ne se passe. L’attente est pénible par une chaleur de 35°C sans vent…. Dès 18 h 50, un adulte se perche sur « son » pin après avoir survolé l’aire, puis les nourrissages reprennent : 19 h 04…. 19 h 40…. 19 h 58…. Le cadet de la nichée arrive à bien se nourrir, bien que sa taille soit identique à celle qu’avait l’aîné dix jours plus tôt, le 1eraoût.
12 août (15 à 22 h). Début des nourrissages à 16 h 42 par ciel couvert, mais un vent fort se lève et les interrompt jusqu’à 18 h 58 ; d’ailleurs les adultes ont délaissé leurs postes habituels à la cime des pins. 
14 août (18 à 22 h). Un orage a éclaté la veille au soir. Sur l’aire ne restent que trois jeunes : 1er, 2e et 4e par ordre de naissance. Cinq Pies (Pica pica) se sont posées autour du nid, que l’une d’elles paraît regarder avec intérêt. Les adultes les intimident en venant tout près ou en les chassant au vol. 
15 août (8 à 22 h). Trois jeunes visibles jusqu’à 11 h, avant qu’ils ne somnolent. A 16 h 45, 1er et 2e sont hors du nid, sur une branche qui le porte. A 19 h 45, l’ainé vole sur l’aire pour la première fois, âgé d’au moins d’au moins 25 jours. Qu’est devenu le n°3 ? A 20 h, je me décide à explorer le site au –dessous de l’aire, fort à propos car je découvre l’oiseau encore vivant, à terre au fond des ajoncs….. Le remettre au nid, c’est prendre le risque d’effrayer les autres, qui iraient se perdre dans les maïs déjà très hauts et denses entourant la parcelle. Mieux vaut le placer au centre de soins en attendant qu’il puisse voler et nous le rapporterons alors sur le site.
16 août (15 à 22 h). Après avoir nourri cet oiseau avec des foies de volaille et des cous de poulet, je le transfère donc, au centre U.N.C.S. (Union nationale des centres de soins). A mon retour sur les lieux, l’ainé des jeunes vole toujours sur place ou change de perchoir en voletant au dessus de l’aire. Le 2e bat des ailes sur le nid et le cadet encore peu ou pas emplumé semble vigoureux. A mesure que les juvéniles avancent en âge, le roux de la poitrine disparaît et le gris de la calotte d’éclaircit.
17 août (18 à 22 h). Présentation du site aux gardes de l’O.N.C., afin que leur information prévienne des « bavures » à l’ouverture de la chasse le 10 septembre. En soirée quatre nourrissages : 20 h 40…. 21 h 05…. 21 h 15…. 21 h 25…. ; soit une proie avec queue et trois sans, toujours des micro-mammifères.
18 août (9 à 20 h). Quoique à l’affût depuis 9 h, nous ne constatons aucun apport de nourriture avant 19 h. Le cadet est servi en priorité, les deux autres volent sur place ensemble en se soulevant du perchoir.
20 août (15 à 21 h). L’ainé s’élève face au vent, les ailes déployées écartées de 120° environ, sans battements. A 18 h précises, il part et Georges Holin le perd de vue, mais il revient à 20 h sur l’aire, où le cadet reste couché, tandis que le 2e bat des ailes sur une branche. A noter que cette première excursion aérienne, à l’âge de 29 à 31 jours, n’a suivi aucune incitation manifeste de la part des adultes. D’ailleurs il n’y a pas eu de nourrissage entre 16 h 30 et 20 h.
22 août (17 à 21 h 30). Rien ne se passe comme l’avant-veille. Le cadet est nourri à 18 h, puis le 2e prend son essor à 19 h 40, mais cette fois il a été stimulé par un parent qui a volé en cercles autour de lui ; auparavant, il n’a pas déployé ses ailes. A 20 h un nourrissage fait revenir les deux jeunes qui s’étaient éloignés, mais c’est le cadet qui s’empare de la proie, puis sort du nid et grimpe sur les branches. Un adulte provoque l’envol de ses deux compagnons perchés sur un pin, en les frôlant au passage.
27 août (18 à 21 h). Les deux jeunes volants se posent ensemble sur une branche sèche et joutent bec contre bec.
29 août (16 à 21 h). C’est aujourd’hui le retour du 3e, le rescapé remis en forme au rythme d’un poussin de poule par jour. Bagué (EAI 5491) au tarse droit, il est amené en vue de l’aire natale, jaillit de son carton comme propulsé par un ressort et se dirige droit vers les pins. A 20 h 30, les quatre jeunes Elanions sont réunis : un succès total !
30-31 août (18 à 21 h et 15 à 21 h). Le jeune bagué stationne sur le nid, où il est bousculé lors du nourrissage par le 2e qui s’empare de la proie apportée. Le cadet reste calme, mais s’envole à 20 h pour la première fois et se pose maladroitement sur un pin distant d’une centaine de mètres
3 septembre (15 à 20 h). seul le cadet retourne encore à l’aire. Pour nous, la fin des vacances est aussi celle de nos observations : nous ne pourrons pas suivre la phase finale de l’élevage des jeunes Elanions blancs.


Aperçu sur l’alimentation du couple et des jeunes


Les Elanions blanc chassaient et apportaient des proies tôt le matin et tard en soirée, au maximum pendant 5 heures après le lever du soleil et autant avant son coucher. En principe, les adultes étaient inactifs pendant les heures chaudes en milieu de journée, probablement parce que les chances de repérer des proies étaient alors à peu près nulles. Leur mode de chasse, classique pour l’espèce (3,4), consistait essentiellement en affûts aériens en vol sur place, comme chez le faucon crécerelle, suivis de chutes en piqué jusqu’au sol, en relevant les ailes à la verticale.  
Les observations à distance ne permettaient pas d’identifier les proies avec certitude, sinon que c’étaient des micro-mammifères, Certains soirs d’août, le rythme très rapide des apports à l’aire prouvait l’efficacité de la chasse et une bonne disponibilité de proies sur les près et chemins des alentours immédiats. Les pelotes de réjection récoltées au-dessous des reposoirs après l’envol des jeunes ont été examinées par Paul Géroudet et analysées aimablement par Stéphane Aubry, sous la direction du professeur Claude Mermod, à l’Institut de Zoologie de l’Université de Neuchatel. La détermination au microscope s’est basée sur Debrot, Fivaz, Mermod & Weber (1982) : Atlas des poils de mammifères d’Europe. Ed. institut de Zoologie, Neuchâtel.
L’aspect des pelotes d’Elanion blanc est parfaitement résumé dans le Hand-buch der Vögel Mitteleuropas de Glutz von Blotzheim, Bauer & Bezzel (Wiesbaden 1971) : « pelotes lâches, riches en poils et os, rappelant celles des chouettes ». Les 39 boulettes étaient pour la plupart de forme ovoïde courte avec 30 x 20 mm de dimension moyenne ; quelques-unes plus allongées atteignaient au maximum 50 mm de longueur, la plus petite mesurait 24 x 16 mm ; à l’état sec, le poids moyen était de 1,23 g (n : 19). Sur ces 39 pelotes, 22 ne contenaient qu’une proie, 14 en avait deux et 3 en comprenaient trois différentes ; aucune ne présentait 2 ou 3 espèces identiques. La récapitulation des 59 proies est la suivante : 
Microtus arvalis    18
Microtus sp           18
Apodemus sp          6
Crocidura sp           9
Passereau sp          5
Oiseau sp               3
Soit 36 Campagnols  =    61%
          6 Mulots         =    10%
          9 Musaraignes =   15%
Soit    8 Oiseaux       = 13,5%

Ce bilan reflète la banalité du milieu en grande partie cultivé et des habitudes d’un petit prédateur chasseur de proies terrestres, mais capturant à l’occasion de petits oiseaux. Les vestiges de plumes de ces derniers étaient trop altérés pour permettre une détermination plus précise (P.G.)


Les antécédents de l’Elanion blanc en France

Ce petit rapace, que l’on pensait jadis confiné en Afrique, est entré il y a 160 ans dans l’avifaune de France au titre de visiteur accidentel. En 1830, il fut capturé en mai près de Nimes (Gard) et le même mois près de Cassel (Nord) ; un troisième fut tiré le 1er septembre 1841 à Dieppe (Seine Maritime). Un mâle adulte tué dans la plaine de Gennevillers près de Paris est signalé en 1884 par Cretté de Palluel, mentionne Mayaud (Commentaires sur l’ornithologie française, Alauda IX : 72-73, 1939). Ce dernier estime douteuses des captures à la fin du XIXe siècle en Côte-d’Or, ainsi que l’origine d’un spécimen prétendu provenir des Vosges.
Une nouvelle apparition est observée le 17 avril 1973 en Crau (Bouches-du-Rhône) par Lachat & Gerber (Nos oiseaux 32 : 202, 1974) ; puis le 18 avril 1979 près de Villars-les-Dombes (Ain) par C. Guex (Le Bièvre 2 : 187-188, 1980). De 1983 à 1986, L’Elanion blanc se montre en Aquitaine (Landes et Pyrénées-Atlantiques), comme précisé en tête de cet article ; ces observations annuelles mais intermittentes donnent de fortes présomptions de nidification. Après un hiatus de trois ans, la reproduction est confirmée en 1990 dans cette région.
Ailleurs, l’homologation du C.H.N. est accordée pour un Elanion le 13 mai 1985 en Crau, (Bouches-du-Rhône), dans la même localité qu’en 1973…. (B. Georges, G. Griffiths et al.) ;… un du 15 août au 23 octobre 1985, sur un site non précisé du lLot-et-Garonne (J-M. Delmas) ;…. un migrateur le 9 août 1988 à Lindux, Pyrénées-Atlantiques (F. Dupuy) ;….. un migrateur le 24 octobre 1989 à Eyne, Pyrénées-Orientales 1. En 1990, le C.H.N. homologue l’oiseau du 7 février à Pougny, Ain, observé par J.R. Berthoud & Ch. Stern (Nos oiseaux 40 : 479, 1990).
En outre, trois autres apparitions inédites restent à examiner par le C.H.N. : 15 avril à l’étang de St-Nazaire, Pyrénées-Orientales, et le 15 avril aussi à Leucate, Aude (est-ce le même individu ?) ; 1er juillet 1990 à Bournazel, Aveyron (communication de Ph-J. Dubois).
Ces données concernent des sujets isolés, décrits comme « adultes ». En fait, l’âge n’est guère identifiable à distance et, après la mue postjuvénile complète au cours du premier hiver, tous les Elanions blancs ont un aspect identique. On ne sait rien de leur maturité sexuelle…. (P.G.)


Discusion et conclusion

Cette série de faits étalée sur dix-sept ans, avec une accélération marquée depuis 1983, suggère une expansion de provenance ibérique qui prolonge logiquement le mouvement expansif connu en Espagne 7. La localisation de la plupart des cas dans les zones méridionales de France et singulièrement en Aquitaine accentue cette évidence.
Le climat de la région la plus favorisée par l’Elanion blanc paraît bien convenir à l’espèce. Des données météorologiques relevées dans la station la plus proche du site de nidification, nous avons extrait les caractéristiques suivantes :
La température moyenne annuelle est de 13,1°C pour les années 1966 à 1989 ; pour les quatre ans de 1986 à 1989 elle s’est élevée à 13,5°.
La moyenne de température de mai à août est de 18,6° pour 1986 à 1990 ; celle de janvier + février (hiver) est de 7,5° pour 1986 à 1990 (cette dernière année offrant même une moyenne de février exceptionnelle avec 12,4°).
Les précipitations totalisent 1388 mm en moyenne annuelle 1964-1989, relativement abondantes d’octobre à mai ; elles ont été de 990 mm en 1989, mais fort en-dessous de la moyenne en juillet et août 1990.
Dans l’ensemble, le climat local est donc assez chaud et pluvieux, tendant comme partout à devenir plus chaud et plus sec en été ces dernières années. L’hiver doux, quasi dépourvu de gel et de neige, semble également favorable à la sédentarisation de l’Elanion blanc en Aquitaine.
En guise de conclusion, relevons qu’un couple d’Elanion, étroitement cantonné sur environ 4 km2, passe aisément inaperçu dans une région médiocrement séduisante pour les ornithologues. Le hasard y a fait découvrir l’espèce en 1983. mais on peut à bon droit se demander si elle n’était pas déjà présente auparavant… il suffit aussi qu’un territoire soit abandonné au profit d’un autre site éloigné disparu. L’éventualité d’autres couples, nicheurs ou non, ne peut être exclue en Aquitaine, ni ailleurs : bonne chance aux explorateurs ! 


Remerciements

Suivre cette nidification n’aurait pas été possible sans l’aide précieuse de membres de l’association « Regardez vivre les oiseaux ». Je remercie particulièrement Marie-Claude Mahieux dont l’œil perçant a décelé les quatre poussins ui nid, Jo Duplaa pour sa collaboration et ses nombreuses observations, M et Mme Georges Holin qui n’ont pas craint les longues attentes…. Mais aussi tous ceux et toutes celles qui m’ont accompagné et surtout ma femme Christine : sa patience de longue haleine et son travail de frappe méritent bien que je lui dédie cette étude.
Ma reconnaissance s’adresse également à Jean-François Terrasse (F.I.R.) pour sa visite, ses analyses et ses conseils ; à Jacques Godard du centre U.N.C.S. qui a soigné le jeune Elanion tombé de l’aire ; à Pascal Misiek qui m’a confié ses notes ; à J.Y. Frémont et Y. Bertault du C.H.N. ; au gardes d l’O.N.C. qui ont informé les chasseurs et Last but not least au propriétaire des lieux, président de l’A.C.C.A. locale. 
Les données météorologiques locales ont été fournies par la Météorologie Nationale (Pyrénées-Atlantiques). L’analyse des pelotes est due à Stéphane Aubry sous la direction du Dr Claude Mermod (Institut de Zoologie, Neuchâtel), grâce à Paul Géroudet, dont les encouragements, les informations, la peine qu’il a prise à mettre au point le manuscrit et à le documenter ont contribué de façon décisive à cette publication ; il est d’ailleurs responsable des chapitres sur l’alimentation et sur les apparitions hors Aquitaine, Ma gratutude s’adresse encore à Pierre Petit et à Willy Suetens pour avoir gracieusement mis à disposition leurs superbes photographies. 


Bibliographie

  1. Boutet, J.Y. & Petit P. (1984) : Atlas des oiseaux nicheurs d’Aquitaine, C.R.O.A.P., Bordeaux.
  2. Dubois, P.J. & Yésou P. (1986) : Inventaire des espèces d’oiseaux occasionnelles en France.
  3. Gensbol B. (1984) : Guide des Rapaces diurnes d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Delachaux & Niestlé, Neuchatel-Paris.
  4. Géroudet P. (1965) : Les Rapaces diurnes et nocturnes d’Europe. Delachaux & Niestlé, Neuchâtel-Paris.
  5. Papacotsia A. & Petit P. (1984). Présence d’un couple d’Elanions blancs en Aquitaine. Le Courbageot, N°10 : 19-20.
  6. Pommies S. (1990) : L’Elanion blanc (Elanus caeruleus) dans les Pyrénées-Atlantiques. La Bergeronnette (à paraître).
  7. Suetens W. (1989) : Les rapaces diurnes d’Europe. Ed. du Perron, Liège.
Andréas Guyot, 7, rue Jules-Verne, F-64000 Pau.
Nos oiseaux, 40 : 8. 465-477 (1990)

mardi 28 novembre 2017

Pas d'observation de limicoles, le niveau du lac monte toujours.

Les 3 oies cendrées. 

Autres observations en amont des deux îlots: 
1 busard saint-martin mâle
1 martin pêcheur
1 pipit spioncelle
1 grèbe castagneux
1 garzette
1 héron cendré
35 foulques
3 oies cendrées.
7 chardonneret
3 gd cormoran
1 rouge-gorge



dimanche 26 novembre 2017

Etude des laridés bagués couleurs en hivernage sur le littoral landais.

De 1998/99 - 1999/00 - 2000/01 - 2001/02 - 2002/03.

Voici la nouvelle présentation de mon étude qui a duré sur 5 années en période hivernage du 1er Novembre au 31 mars de l'année suivante.

Andréas GUYOT

Présentation :
Cette étude a ses limites(1). Elle n'est que le reflet porté à votre connaissance sur l'importance de l'hivernage le long du littoral sud landais par la lecture d'oiseaux bagués couleurs dans leurs parcours.

(1) Les limites sont:
- de n'avoir rechercher que des laridés bagués couleurs, 
- de ne pas avoir tenu compte des goélands et mouettes non bagués, 
- et enfin d'avoir choisi deux sites en fonction de mon domicile.

Pourquoi lire des bagues couleurs ?

Tout a commencé dans l'embouchure de l'Adour, Le 26-12-94, je lus ma première bague couleur sur une mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus) de 1ière année, et je me suis peu à peu attaché à en chercher d'autres en lisant son parcours "Life history", d'autant plus qu'elle venait de Hongrie . 
Il y eut ensuite une mouette rieuse (Larus ridibundus) venue de Finlande et d'autres oiseaux, des grands cormorans (phalacrocorax carbo) venus de Hollande et du Danemark , c'est là que le virus me pris d'en rechercher de plus en plus. 

Mais c'est en novembre 1998 que réellement je décidais de m'y consacrer pleinement de façon sérieuse et suivi. Donc les mercredis, samedis, dimanches et autres jours fériés, j'allais lire les bagues des divers goélands et mouettes.

Dès le début, j'ai vite compris qu'il était difficile à la fois de lire les bagues et de compter les oiseaux sur les bancs de sable, d'autant plus que je ne savais pas que cela ferait l'objet d'une étude

J'avais déjà assez de difficultés à identifier de façon certaine les divers âges des goélands, espèces, sous-espèces et puis je cherchais à lire le plus de bagues possibles. Là était mon objectif et il le reste, même depuis 2013 pour le site de Port-Nivelle à Ciboure, ou je continu à lire les bagues principalement sur les goélands de Cantabrique (Larus michahellis lusitanius). Là est une autre histoire, mais revenons à la période de 1998 à 2003. 

Le choix du site :

Le choix des deux sites suivis ne veux pas dire qu'il n'en existe pas d'autres pour l'observation, Ils l'ont été en fonction de l’étalement de la marée haute et basse sur une journée et d'un choix purement géographique pour s'y rendre depuis mon domicile.

Quasi tous les autres courants d'eau douce du littoral Landais sont attractifs pour les goélands. Ceux du nord du département des Landes étaient tout simplement trop loin.

Les deux sites choisis :

Le littoral sud landais déjà connu pour l'importante migration des oiseaux marins (Guyot, 2001) offre aussi divers sites pour leur hivernage.

Parmi les nombreux sites où l'on pouvait observer des laridés sur des reposoirs, deux se sont révélés être des sites majeurs dans le sud des Landes.

A) – l'incontournable lac marin d'Hossegor : 43°40' N – 1°25' W. déjà connu depuis longtemps.
B) – l'embouchure du courant d'Huchet à Moliets Plage 43°51' N - 1°23' W ou j'avais vu des goélands les soirs d'été pendant les vacances .

Pour les ornithologues Hossegor est utilisable à marée basse, alors que l'embouchure du Huchet l'est à marée montante.


A) Hossegor : C'est à marée basse une fois les bancs découverts formant des îles que l'on peut y lire les bagues. Les oiseaux y sont posés, tranquilles ou en toilette, ils ne se nourrissent pas sur le lac marin.

Dès que la marée descend, les oiseaux se posent en limite des eaux jusqu'à la formation des îles. Les bancs de sable restent découverts pendant trois heures parce qu'un seuil à l'entrée du canal retarde la marée montante. 
Les mélanos restent sur les bancs pendant tout ce temps. 
Deux facteurs leur font quitter les bancs :
1) La marée montante
2) La nuit. 
En effet dès que celle-ci arrive, les mouettes partent en mer. Il n'y a donc pas de dortoir, car même au lever du jour, à marée basse les mélanos sont absentes, mais uniquement un reposoir qui a atteint un 20 janvier, 1100 mélanos d'où la plus importante concentration du lac.
               
Il y a aussi en moyenne 50 goélands bruns (Larus fuscus) et goélands Leucophées (Larus michahellis), 2 ou 3 goélands marins (Larus marinus), 1 ou 2 goélands argentés (Larus argentatus). 

Nous avons aussi découvert l'existence de goélands cantabriques (Larus lusitanius), jusqu'à 5 individus, des oiseaux adultes les immatures sont trop difficiles à identifier. Épisodiquement des goélands cendrés (Larus canus) et à bec cerclé (Larus delawarensis), quelques rares goélands pontiques (Larus cachinnans) enfin les éternelles mouettes rieuses (Larus ridibundus) avec environ 100 individus pendant tout l'hivernage, d'autres laridés moins réguliers viennent de temps à autre se poser sur les bancs.

B) L'embouchure du Huchet : A marée montante les goélands posés sur la plage sont poussés vers nous, d'ou la possibilité de lire plus facilement les codes, c'est surtout en soirée lorsqu'ils arrivent sur le dortoir que nous pouvons plus aisément lire les bagues.
La fréquentation de ce site par les laridés est liée à deux facteurs : l'eau douce du courant et la "relative" tranquillité des lieux.
               
Le courant d'Huchet butte, 4 à 5 Km plus au nord, sur une dune qu'il longe pour trouver enfin son embouchure. Il est le seul à n'avoir jamais été endigué ! ….
Cet espace forme une presqu'île, avec une longue plage où la présence humaine est moins pesante, "nous verrons plus loin ses limites".
               
Ce site est principalement fréquenté par des goélands bruns (Larus fuscus), goélands Leucophées (Larus michahellis) à 98 % des effectifs, une dizaine de goélands marins (Larus marinus), environ 5 goélands argentés (Larus argentatus), et diverses mouettes rieuses en dortoir.
C'est là aussi ou j'ai observé le plus de goélands venus de l'Amérique du nord. 
               
Ce site est à la fois un reposoir et un dortoir, mais aussi un lieu d'étape pendant la migration. Il se confirme au fil des années qu'entre mi-octobre jusqu'à fin décembre le site est principalement occupé par des michahellis puis brusquement c'est le tour des fuscus.
               
L'année 2004 a été marqué par des chiffres records puisque le site de l'embouchure a reçu jusqu'à 6000 oiseaux alors que 4000 étaient fréquents au plus des rassemblements ou concentrations, le 15 décembre semble être le pic de stationnement des goélands.

               
Reposoir : en fait nombreux sont les bateaux de pêche au large et il y a donc un échange régulier. On peut ainsi y lire des bagues toute la journée.
              
Dortoir : nous avons compris le dortoir parce qu'en soirée de 2 h à 1 h avant la nuit de très nombreux goélands arrivent du sud, se lavent, boivent et vont rejoindre le dortoir, comme ces deux goélands bruns le EK91 et le EH2 qui ont été lus à 12 h à Hossegor et vers 17 h au Huchet soit 21 Km plus au nord. 
Les mouettes rieuse (Larus ridibundus) et les mouettes mélanocéphales (Larus melanocephalus) restent aussi en dortoir. 
Leur nombre est très variable, jusqu'à 50 pour les rieuses, de 5 à 20 pour les mélanocéphales, parfois plus.

La durée des observations et les dates choisies :

Pour la durée de l'hivernage, j'ai choisi deux dates moyennes du 1-11 au 31-3, sachant que les goélands sont déjà présents en nombre au 15-10 alors que les mouettes mélanos ne sont en nombre qu'à partir du 15-11. il en est de même pour le mois de mars. 
Après le 15-3, il ne reste que quelques mélanos isolées alors que les goélands en migration fréquentent le Huchet jusqu'au 15-4.
J'ai pensé que 5 mois de suivi représentait un investissement humain déjà assez long. De Pau à Hossegor puis au Huchet et retour à Pau soit: 250 Km.

Pour l'observation sur site, c'est assez variable. 

Pour Hossegor, les oiseaux sont observables sans qu'ils s'envolent 1 h 30 avant la marée basse jusqu'à la remontée, c'est à dire en fonction du seuil pendant 4 h 30 à 5 heures.
               
Pour l'Huchet, c'est principalement à marée montante, mais aussi en fonction des chalutiers au large. Il est possible d'y rester toute la journée car entre ces derniers et le banc il y a constamment un échange d'oiseaux mais nous arrivons en 4 heures à pouvoir lire une majorité de bagues surtout en soirée, ou lorsque les oiseaux se lavent et s'abreuvent dans l'eau douce du courant.


Les dérangements :

En fait, le succès des lectures dépend principalement de ce facteur. Les effectifs du reposoir-dortoir, d'Huchet sont principalement dus aux dérangements occasionnés. 

En fait, la moyenne de janvier de 1000 à 1500 oiseaux tombe brutalement jusqu'à 200 à 300 individus. 
Nous avons compris pourquoi cette variation était aussi grande. En fait, il y a plusieurs groupes derrière la réserve, cela est dû aux dérangements qui divisent les oiseaux et les dispersent. 
Avec des cuissardes, j'ai traversé le courant et du haut de la dune, j'ai vu plusieurs groupes le long des 4 Km de la plage.
Au fur et à mesure que la tranquillité revient, peu à peu, ils se rapprochent de l'embouchure vers l'eau douce, ceci est nettement visible en soirée.

Les dérangements sont parfois incompréhensibles…! La réserve naturelle forme une presqu'île sur 4 à 5 Km, la dune, le courant d'Huchet derrière celle-ci jusqu'à l'embouchure.

Malgré la difficulté pour traverser le courant, il y a quand même des "courageux". 
Etant donné que les goélands sont juste derrière tout s'envole (quelquefois pour une photo), nous sommes contigus à la réserve naturelle, marcheurs, parfois avec chien depuis l'autre bout à 4 ou 5 Km, surfeurs, pécheurs, divers véhicules, à fond la caisse, quad, moto tout terrain. Survol de la réserve à moins de 300 mètres de hauteur et surtout le dernier sport à la mode: le kate, une planche avec un parapente.

Malgré cela, les goélands reviennent d'année en année. Il faut dire que les courants d'eau douce avec une telle plage offrant un minimum de tranquillité sont bien rares sur notre littoral. J'ai parfois du mal à lire 1 ou 2 bagues alors que les goélands attendent de pouvoir revenir vers l'eau douce. 

Si il y a eu un point positif concernant la marée noire, cela a été le non dérangement des goélands par l'interdiction des plages depuis le 3 janvier jusqu'à fin mars, aux divers publics. 
Les goélands bruns, beaucoup plus confiants, sont restés près de l'embouchure, et cela m'a permis de lire 64 bagues différentes, ce qui n'était jamais arrivé avant. 

A l'ordinaire, les dérangements provoquent des dispersions en multi petits groupes et ces derniers s'envolent au moindre effarouchement, rien qu'à la vue d'une personne arrivant vers l'embouchure du courant d'Huchet, d'où l'utilité d'une protection à envisager.

Pour Hossegor, nous sommes en réserve de chasse maritime où les chiens doivent être tenus en laisse et même interdits sur les bancs, ainsi que la pèche au vers de vase. Rien n'est respecté, en plus il y a des promeneurs qui lancent leurs chiens sur les mouettes en toute impunité.
Heureusement, certains jours, tout est calme. Les dimanches après-midi dès 15 heures c'est l'horreur…! Comme au Huchet, sachez que je pèse mes mots…!

Les enseignements :

Je développe ce sujet avant la lecture des résultats, ces derniers vous seront peut-être plus faciles à comprendre.
Pour une telle étude ou suivi, il aurait fallu être 2 observateurs, 1 par site, car inévitablement suivre un site est toujours au détriment de l'autre ; suivre les mélanos à Hossegor, c'était délaisser les goélands au Huchet, difficile de choisir…!?
               
Néanmoins nous avons progressé ensemble et individuellement sur l'identification des sous-espèces de goéland brun (L. fuscus) et des leucophée (L. michahellis).
               
Grâce à la lecture des bagues nous avons avec certitude pu comparer les teintes des sous-espèces des fuscus.
Gris ardoise pour le JUG1 un intermedius né en Norvège.
Gris soutenu pour le EK91 un "Deutsch type" ou Hollandicus né en Hollande.
Gris moyen pour le W6HL un graellsii né au Pays de Galles.
               
Nous avons aussi progressé dans la détermination des michahellis et lusitanius.
Tête blanche en hiver pour le N38H, né en Catalogne.
Tête mouchetée pour le lusitanius, tous les deux ont les pattes jaunes, la couleur du dos gris clair, lusitanius est moins gros que michahellis, de la taille d'un argentatus, lusitanius semble avoir les pattes un peu moins jaune, les tarses plus courtes, le dos un peu plus clair.
               
J'en ai eu la preuve les 19.3 et 23.3.03 en  voyant un goéland de 2ème Winter (hiver) "ZLDF". Aussitôt je le note comme argentatus à cause de sa taille d'autant plus qu'il y avait des michahellis à ses côtés, ne sachant pas encore à cet instant qu'il existait un programme à la Corogne sur les lusitanius

Je n'avais jamais observé ce type de bague verte auparavant. Je pensais donc avoir affaire à un programme allemand puisqu'il place aussi des bagues vertes.
Les Allemands m'informant de ce programme par retour de courrier, c'est là que je comprends ma confusion.
               
J'avais déjà remarqué que les adultes étaient moins gros que les leucophées, michehellis en fait de la taille des argentatus, mais dans les immatures entre les uns et les autres j'avais abandonné l'idée de leur mettre un nom. 

Il a fallu ce nouveau programme pour comprendre et analyser les différences de taille des divers goélands immatures ; donc il semblerait que les lusitanius soient bien plus nombreux que nous le croyons auparavant. Je regrette d'avoir été seul ces deux jours d'observations !…
               
Nous avons aussi observé des oiseaux avec des plumages déroutants.
- des goélands bruns (L. fuscus) aux pattes roses en plumage adulte
- une mouette rieuse (L. ridibundus) toute blanche en plumage adulte
- un goéland argenté (L. argentatus) leucistique
- un hybride bagué BV (L. fuscus x L. argentatus)
et des surprises heureuses comme :
- Larus hyperboreus – bourgmestre
- Larus glaucoides – à ailes blanches
- Larus atricilla – atricille
- Larus pipixcan – de Franklin
- Larus sabini – de Sabine
- Larus cachinnans – pontique
- Larus delawarensis – à bec cerclé

Résultat :

Les résultats présentés sont fonction des "Life history" : chaque oiseau bagué à sa fiche, son histoire, son parcours. Plutôt que de se lancer dans des pourcentages d'immatures, d'adultes, avec logarithme et camembert.
J'ai préféré analyser et vous présenter leur parcours aller-retour (escale comprise) pour chaque espèce.
                                                                                 LARUS FUSCUS
                                                                                 
PROVENANCE
98/99
99/00
00/01
01/02
02/03
TOTAL
HOLLANDE



1

1
IJMUIDEN-NL
2
3
1
3
3
12
ROTTERDAM-NL
19
14
31
22
31
117
SPAIN
1



1
2
NORWAY
1
1


4
6
BELGIUM

*1
1

1
3
FRANCE

1
1
1
2
5
ALLEMAGNE




1
1
ISLANDE




1
1
United Kingdom






BRISTOL
5
1
2
2
4
14
LANDGUARD
2

5
4
2
13
NORH WALES
1



1
2
ILE DE MAY
1




1
N W GULL
1
3
8
9
5
26
ILE SKOMER
3
1
1
3
4
12
GLOUCESTER


1

1
2
ILE SCILLY


1


1
ILE FLAT HOLM


1
2
1
4
ILE LUNDY


1

1
2
SUSSEX


1


1
BURY




1
2

TOTAL
36
25
55
47
64
227
Origine inconnue

3




* Larus argentatus


LARUS RIDIBUNDUS


98/99
99/00
00/01
01/02
02/03
TOTAL
FINLAND

2

2

4
GERMANY


1


1
FRANCE




1
1



LARUS MELANOCEPHALUS



98/99
99/00
00/01
01/02
02/03
TOTAL
HOLLAND/BELGIUM
35
51
37
47
45
215
HUNGARY
25
33
14
19
12
103
ITALY
12
16
9
7
8
52
FRANCE
6
7
7
13
17
50
UKRAINE
4
6
4
1

15
GERMANY
2
2
1
2
2
9
ENGLAND

1

1

2
POLAND



2
2
4
TOTAL
84
116
72
92
86
450


LARUS MICHAHELLIS


98/99
99/00
00/01
01/02
02/03
TOTAL
GERMANY



2

2
ITALY



1
1
2
ILES COLUMBRETTES SP
2
1
3
6
3
15
ILES MEDES SP
5
9
18
4
7
43
ILES SISARGAS SP




1
1







CAMARGUE

12
24
26
20
82
RIOU/HYERES

1
2
7
2
12
LEUCATE/SALSES

2
18
10
14
44
TOTAL
7
25
65
56
48
201

LARUS MARINUS

?
02/03

1


STERNA SANDVICENSIS


02/03
SUEDEN
1



TOTAUX GENERAUX


98/99
99/00
00/01
01/02
02/03
TOTAL
LARUS FUSCUS
36
25
55
47
64
227
LARUS MICHAHELLIS
7
25
65
56
48
201
LARUS MARINUS




1
1







TOTAL GULLS
43
50
120
103
113
429







LARUS RIDIBUNDUS

2
1
2
1
6
LARUS MELANOCEPHALUS
84
116
72
92
86
450
STERNA SANDVICENSIS




1
1

TOTAL GENERAL

127

168

193

197

202

886


Mouette Mélanocéphale

Cette étude analyse un suivi de lecture de bague, tous les thèmes. Toutes les réflexions abordées le sont à partir des "Life History" parce que je désire rester dans une étude de terrain, celle du suivi des oiseaux vus par des observateurs tout au long de leur migration.

A : Le choix des dates
B : Le parcours suivi
C : Mouvement pendant l'hivernage
D : La migration tardive
E : Site terminal
F : Des lectures uniques
G : Fidélité au site d'hivernage
H : La migration de retour
I : La date finale
J : Observations déroutantes
K : Le temps passé


A : Le choix des dates

Le choix du début des observations au 1er novembre n'est pas un hasard. Il s'est imposé à l'analyse des "Life history".

Exp:
0HF:  28.10.99 à Antifer 76                        
0HF:  24.11.99 à Hossegor  

1FF:  15.10.99 à Folkestone GB
1FF:  27.11.99 à Hossegor

46X:  16.10.99 à Antifer            
46X:  11.11.99 à Hossegor

42N:  06.11.98 à Felixtowe GB                      
42N:  17.02.99 à Hossegor                       

42N:  04.11.99 à Felixtowe GB
42N:   22.01.00 à Hossegor                        

42N:   01.11.01 à Felixtowe GB                  
42N:   06.01.02 à Hossegor
                                                                                 
H739:  01.11.01 à Folkestone
H739:  22.12.01 à Hossegor

58Z:  11.10.01 à l'Ile de Ré                                   
58Z:  03.11.01 à Hossegor                        
                                                                      
6AN:   27.11.99 à Hossegor                                                                      
6AN:   29.10.00 déjà à Hossegor

6AN:   21.11.01 à Hossegor
6AN:   06.11.02 à Hossegor

87C:  14.11.98 à Folkestone                     
87C:  06.12.98 à Hossegor                        

76Z:   27.10.01 à Wimereux (62)
76Z:  24.11.01 à Hossegor
                                                                                                     
3EK9:  13.10.02 à Wimereux (62)                                                                                  
3EK9:  16.11.02 à Hossegor

739:  05.10.99 à Folkestone                      
739:  09.11.99 à Hossegor                        

64A:  05.10.00 à Marsilly (17) 
64A:  26.11.00 à Hossegor        

A33:  07.11.99 Le Portel (62)                     
A33:  09.12.99 à Hossegor                        

23R:  11.10.01 à Le Portel (62)
23R:   21.11.01 à Hossegor

E95:  10.10.01 à le Portel (62)
E95:  01.11.01 à Hossegor

3C1:  14.10.01 au Cap Ferret (33)              
3C1:  03.11.01 à Hossegor                         

Le 1er Novembre est une date précoce certes, malgré l'observation du 29.10.00, même s'il y a déjà quelques oiseaux. Je ne cherche pas l'exception. Sur le terrain c'est après le 15.11.00 que les oiseaux sont bien présents.
Il y a aussi des oiseaux de 1W. qui arrivent très tôt comme le 3ANO observé à Hendaye le 23.09.02 et toujours présent le 11.11.02.
Au travers de cet exemple, vous trouverez des oiseaux sur le site d'Hossegor au 01.11 alors que d'autres sont encore à Felixtowe. Ce qui résume assez bien la situation c'est en fait 3EK9 et 76Z, ou encore 23R. 

B : Le parcours suivi          

Si pour beaucoup d'entre elles, elles suivent le littoral pour arriver sur Hossegor, avec comme escale la Normandie, la Bretagne, la Vendée et la Charente, d'autres arrivent directement sur la Biscaye.

Exp:
           
0HR: 06.08.00 à Le Portel (62)                   1HX: 18.06.00 à Boulogne
0HR: 05.09.00 à St Jouin de Bruneval       1HX:  05.07.00 à Paimpol
0HR: 31.12.00 à Hossegor                         1HX:  24.10.00 à Ile de Ré
                                                                    1HX: 17.01.01 à Hossegor

15Z:  24.10.99 à Antifer                              86J: 06.07.00 à Boulogne
15Z:  du 04.12.99 à Gijon                           86J: 19.07.00 à Ile de Ré
15Z:  au 30.12.99 à Gijon                           86J: 16.12.00 à Hossegor
15Z:  27.01.00 à Hossegor

28S:  03.07.99 à Boulogne                         20R:  04.06.98 à Zeebrugge (B)
28S:  23.07.99 à Ile de Ré                          20R:  26.06.98 à Boulogne
28S:  21.09.99 à Nieul sur mer                   20R:  12.07.98 à Le Havre
28S:  05.01.00 à Gijon                                20R:  09.09.98 à St Vaast la Hougue
28S:  24.01.00 à Hossegor                         20R:  12.09.98 à Plouezec
                                                                    20R:  27.12.98 à Hossegor

22E:  22.09.97 à Baie de Swansea (GB)    40L:  23.10.99 à Wimille (62)
22E:  23.01.98 à Baie de Gijon (E)             40L:  30.12.99 à Gijon (E)
22E : 15.03.98 à Hossegor                         40L:  26.01.00 à Hossegor

47Y:  08.11.97 à Antifer                              52T:  30.09.00 à Le Portel (62)
47Y:  13.01.98 à Getxo (Bilbao. E)             52T:  du 31.12.00 à Gijon (E)
47Y:  31.01.98 à Hossegor                         52T:  au 05.01.00 à Gijon (E)
                                                                    52T:  25.02.01 à Hossegor

61S: 31.10.01 à Ploubazlanec (22)            93S:  27.10.01à Wimereux
61S: 13.01.02 à Hossegor                         93S:  29.12.01 à Hossegor
61S:  03.02.02 à Gijon (E)                          93S: 17.01.02 à Gijon (E)
           
70T:  12.10.99 à Antifer                              IJKZ:  09.10.01 à Ile de Ré
70T:  du 10.12.99 à Gijon (E)                     IJKZ:  25.10.01 à St Vincent sur Jard
70T:  au 05.01.00 à Gijon (E)                     IJKZ:  21.11.01 à Hossegor
70T:  26.01.00 à Hossegor 

732:  04.12.99 à Gijon (E)                          69Z :  7.04.01 en Camargue
732:  24.01.00 à Hossegor                         69Z:   du 19.08.01 à Pontevedra (E)
                                                                   69Z:   au 17.09.01 à Pontevedra (E)
33P:  du 29.11.02 à Gijon                           69Z:   24.01.02 à Gijon (E)
33P:  au 25.02.03 à Gijon                           69Z:   06.03.02 à Hossegor
33P:  22.03.03 à Hossegor
                                                                                 
                                                                                 
96M: 03.11.01 à Le Portel (62)                 R287:  13.10.99 à Wimille (62)
96M: 20.01.02 à Vigo (E)                          R287:  04.12.99 à Gijon
96M: 06.03.02 à Hossegor                       R287:  04.02.00 à Hossegor

            
Ces dernières observations nous montrent que le lac marin d'Hossegor est aussi une zone terminale pour la migration des mouettes mélanocéphales (L. melanocephalus). Je précise qu'une des zones terminales et pas la zone terminale ; néanmoins nous pouvons affirmer que le site avec ses bancs de sable à marée basse semble indispensable pour la migration et l'hivernage de cette espèce.
            
En fait ce qu'il faut retenir, c'est que les mélanos ne vont pas systématiquement au sud, et remonteraient par la côte landaise; elles passent aussi par Hossegor, avant la Cantabrique, mais voyagent entre les deux sites d'hivernage…


C : Mouvement pendant l'hivernage

En lisant les "Life history" nous voyons qu'il y a grand mouvement très net, inter-site landais-basque, mais aussi Biscaye – Hossegor et enfin l'île de Ré et île d'Oléron – Hossegor.
            
Nous ne ferons référence de mouvement qu'avec le site d'Hossegor, ceci pour ne pas empiéter sur de futures études concernant d'autres sites, car à la lecture des "Life history" il y a des mouvements à travers différents ports du golfe de Gascogne aller-retour, allant jusqu'en Italie aller-retour mais sans passer par Hossegor. Dommage !…


Exp :
04S:  15.01.00 à Hossegor                          4FR:  09.12.01 à Gijon (E)
04S:  15.01.00 à Getxo (Bilbao. E)              4FR:  19.02.02 à Hossegor 
04S:  22.01.00 à Hossegor                          4FR:  03.03.02 à Arcachon

00J;  23.01.99 à Hossegor                         25E:  2.0199 à Hossegor
00J:  30.01.99 à Moliets                             25E:  5.01.99 à Mimizan
00J:  13.03.99 à Hossegor                         25E:  0.01.99 à Moliets

33S:  05.02.00 à Hossegor                        15Z:  09.11.01 à Gijon (E)
33S:  13.02.00 à St Jean de Luz               15Z:  du 02.12.01 à Hossegor
33S:  08.03.00 à Hossegor                        15Z:  au 12.01.02 à Hossegor
                                                                   15Z:  24.01.02 à Gijon (E)
63J:   du 11.01.03 à Gijon                          15Z:  25.12.02 à Hossegor
63J:   au 20.01.03 à Gijon                          15Z:  02.01.03 à Gijon
63J:   28.01.03 à Hossegor                        15Z:  4.01.03 à Gijon
63J:   13.02.03 à Gijon                               15Z:  18.01.03 à Hossegor

56K:  28.11.99 à Hossegor                        6AN:  28.11.99 à Hossegor
56K:  28.12.99 à Gijon (E)                         6AN:  12.12.99 à Tarnos
56K:  30.12.99 à Gijon (E)                         6AN:  22.12.99 à Hossegor
56K:  08.01.00 à Hossegor

66R:  05.10.99 à Ile de Ré                        H712: 20.12.99 à Ile de Ré
66R:  08.11.99 à Hossegor                       H712: 28.01.00 à Hossegor
66R:  26.01.00 à Ile de Ré                        H712: 26.02.00 à Ile de Ré
66R:  08.02.00 à Hossegor

H763: 29.12.98 à Ile d'Oléron                    R86:  08.02.00 à Hossegor
H763: 24.01.99 à Hossegor                       R86:  20.02.00 à Getxo (Bilbao)
H763: 03.02.99 à Hossegor                       R86:  26.02.00 à Hossegor
H763: 06.03.99 à Ile d'Oléron

A l'étude des mouvements entre le thème B "parcours suivi et ce dernier, question : lors des échanges entre la Biscaye et Hossegor, comment interpréter le voyage des oiseaux faisant Biscaye – Hossegor et Hossegor – Biscaye – Hossegor ?
Ou tout simplement admettre les deux possibilités.
Il est surprenant de voir que parmi les nombreux sites d'observations, beaucoup ont un port de pêche.
Question : les mélanos suivraient-elles les bateaux de pêche ?…
            
Il semblerait que les mélanos voyagent beaucoup d'un site à l'autre et l'on a peut-être longtemps cru qu'elles passaient l'hivernage sur un site.
C'est la multiplication des lecteurs de bagues qui apporte d'autres réponses.


D : La migration tardive :

J'évoque le thème migration tardive pour des oiseaux qui en décembre sont encore sur l'île de Ré et n'arrivent à Hossegor qu'en janvier voire février.

Exp :

71H:  03.12.99 à Ile de Ré                          80K:  20.12.97 à Ile de Ré
71H:  27.01.00 à Hossegor                         80K:  31.01.98 à Hossegor

IANP:  18.12.97 à Ile de Ré                          S72:  20.12.97 à Ile de Ré
IANP:  04.02.98 à Hossegor                         S72:  22.01.98 à Hossegor

712:  09.12.97 à Ile de Ré                             727:  17.12.97 à Ile de Ré
712:  04.02.98 à Hossegor                            727:  17.02.98 à Hossegor

26P:  10.10.99 à Copt Point Kent (GB)          93T:  03.12.01 à Port de Plomb
26P:  13.10.99 à Brehec (22)                         93T:  16.12.01 à Hossegor
26P:  13.12.99 à Ile de Ré
26P:  17.03.00 à Hossegor                            07Y:  28.12.00 à Ile de Ré
                                                                       07Y:  01.01.01 à Hossegor

Ce dernier exemple est peut-être la solution, celle d'oiseaux tardifs qui restent un peu plus longtemps sur l'île de Ré. 
Malgré tout une question se pose : n'est-ce pas des mouvements pendant l'hivernage, ou il manquerait une donnée ? 
Néanmoins le voyage de la 26P est riche en enseignements car elle conforte la thèse qu'Hossegor serait un site terminal pour la migration et l'hivernage.

E : Site terminal

J'entends par site terminal, des oiseaux qui ont passés un hivernage complet à Hossegor, jusqu'au mois de mars, et juste avant la migration de retour. 
Cela n'exclut pas les oiseaux présents uniquement au mois de mars, arrivant sûrement de plus au sud, mais nous n'avons pas d'information pour cette hypothèse dans les "Life history" du moins pour les oiseaux observés à Hossegor.

Ex. :

0HR:  31.12.00 à Hossegor                     15R:  06.12.98 à Hossegor
0HR:  17.01.01 à Hossegor                     15R:  16.01.99 à Hossegor
0HR:  17.02.01 à Hossegor                     15R:  20.02.99 à Hossegor
0HR:  03.03.01 à Hossegor                     15R:  03.04.99 à Antwerpen (B)
0HR:  01.04.01 à Zeeland(NL)

11W:  27.11.99 à Hossegor                     40Y:  28.11.99 à Hossegor
11W:  24.12.99 à Hossegor                     40Y:  08.01.00 à Hossegor
11W:  03.02.00 à Hossegor                     40Y:  12.02.00 à Hossegor
11W:  22.03.00 à Hossegor                     40Y:  05.03.00 à Hossegor
11W:  14.04.00 à Antwerpen (B)             40Y:  31.03.00 à Antwerpen (B)

58Z:  27.11.99 à Hossegor                  IANP: 14.11.99 à Hossegor
58Z:  24.12 99 à Hossegor                  IANP:  08.01.00 à Hossegor                               
58Z:  25.01.00 à Hossegor                  IANP:  07.02.00 à Hossegor
58Z:  20.02.00 à Hossegor                  IANP:  26.02.00 à Hossegor
58Z:  05.03.00 à Hossegor                  IANP:  27.03.00 à Comacchion (I)
58Z:  08.05.00 à Antwerpen                                                                                                               

H363: 11.11.97 à Hossegor                    
H363: 31.01.98 à Hossegor                    
H363: 04.02.98 à Hossegor                                                    
H363: 01.03.98 à Hossegor                                                   
H363: 29.04.98 à Szeged-Fehertó (H)    
                                                              
J73:  22.11.98 à Hossegor
J73:  19.12.98 à Hossegor
J73:  23.01 99 à Hossegor  
J73:  14.02.99 à Hossegor 
J73:  13.03.99 à Hossegor
J73:  19.06.99 à Antwerpen

7W6:  25.11.00 à Hossegor
7W6:  25.12.00 à Hossegor
7W6:  27.01.01 à Hossegor
7W6: 17.02.01 à Hossegor
7W6: 10.03.01 à Hossegor

La 7W6 a été baguée poussin le 04.07.98 en Ukraine, nous ne savons pas si elle est retournée nicher dans son pays d'origine.
Nous aurions pu citer plusieurs autres oiseaux : 58K, 35Z, 6AN, 93S, A33, H766, R287. 


F : Des lectures uniques

Il y a un grand nombre d'oiseaux observés qu'une seule fois. 
Lorsqu'ils le sont en février–mars,  il semble incontestable qu'il y a d'autres sites plus au "sud" mais d'où viennent-elles ? 
Elles n'ont pas été observées avant Hossegor, dommage !!.

Ex. :
04S:  25.02.01 à Hossegor            17C: 03.03.99 à Hossegor
20Z:  08.03.00 à Hossegor            81S: 26.03.00 à Hossegor
21W: 12.03.00 à Hossegor            36A: 17.03.00 à Hossegor
43N:  17.03.00 à Hossegor            45H: 13.03.00 à Hossegor

D’autant plus qu'il existe aussi des observations uniquement en novembre : 
Ex. 26.11.00 à Hossegor, etc…

Ce qui peut laisser penser que ces oiseaux descendent plus au sud.
Nous avons aussi lu des bagues une seule fois en décembre et janvier, il est vraisemblable que des sites sont encore à découvrir sur la proche côte cantabrique. 

La solution vient peut-être de la H942, car le 16;03;02, je l'observais à Hossegor (lecture unique pour l'hivernage), mais pendant l'hivernage 99-00, l'oiseau a été observé le 14.01.00 à Zumaia (SP) et le 02.03.00 à Hossegor. 
Question : est-ce qu'il y a un manque d'observateur en Espagne (Gipuzkoa) qui serait à l'origine des lectures uniques en mars sur Hossegor ? …

La solution aux lectures uniques vient peut-être de la 33P ou la 69Z.
33P: du 29.11.02 au 25.02.03 à Gijon
33P: le 22.03.03 au Huchet

69Z: du 19.08.01 au 17.09.01 à Punta Balca, Pontevedra .SP.
69Z: le 24.01.02 à Gijon
69Z: le 16.03.02 à Hossegor.

Nos doutes se confirment, les oiseaux observés uniquement en mars, sont en migration de retour, vers les sites de nidification.
Il y a aussi :
           
66T: 13.12.99 à Lisbonne (P)       93S: 09.12.98 à La Corogne (E)
66T: 16.12.00 à Hossegor            93S: 09.12.99 à Hossegor

Ces deux exemples illustrent les différents sites utilisés d'un hiver à l'autre, mais il y a aussi une fidélité au site d'hivernage.

G : Fidélité aux sites d'hivernage 

Nous avons constaté une fidélité aux sites d'Hossegor, et dans son parcours avant d'y arriver.
Ex. :

07Y: du 13.12.97 au 28.02.98 à Hossegor     
07Y: du 20.01.99 au 13.03.99 à Hossegor     
07Y: du 08.01.00 au 29.01.00 à Hossegor

00J: du 18.02.98 au 13.03.99 à Hossegor
00J: du 24.12.99 au 18.03.00 à Hossegor

20R: du 27.12.98 au 16.01.99 à Hossegor
20R: du 27.01.00 au 28.01.00 à Hossegor

15R: du 06.12.98 au 20.02.99 à Hossegor    
15R: du 28.10.99 au 27.01.00 à Hossegor    
15R: du 12.12.00 au 24.12.00 à Hossegor
15R: du 23.11.02 au 12;01.03 à Hossegor

26N: du 30.01.99 au06.02.99 à Hossegor     
26N: du 11.12.99 au 12.03.00 à Hossegor    

22E: le 15.03.98  à Hossegor
22E: du 03.03.99 au 13.03.99 à Hossegor

40L: du 02.01.98 au 01.02.98 à Hossegor
40L: du 17.02 99 au 10.03.99 à Hossegor
40L: du 26.01.00 au 10.02.00 à Hossegor

35Z: du 06.12.98 au 03.03.99 à Hossegor    
35Z: du 08.11.99 au 12.03.00 à Hossegor    
                                                                      
58Z: du 09.12.98 au 07.03.99 à Hossegor
58Z: du 28.11.99 au 05.03.00 à Hossegor
58Z: du 16.12.00 au 04.03.01 à Hossegor
58Z: du 08.12.02 au 09.02.03 à Hossegor

40Y: le 11.01.97 à Hossegor                          
40Y: du 22.01.98 au 01.03.98 à Hossegor     
40Y: du 25.11.98 au 28.02.99 à Hossegor     
40Y: du 28.11.99 au 05.03.00 à Hossegor     
40Y: du 17.01.01 au 25.02.01 à Hossegor               
40Y: du 01.12. 01 au 06.03.02 à Hossegor    
40Y: du 08.12.02 au 09.02.03 à Hossegor     
           
58K: du 11.11.97 au 01.03.98 à Hossegor
58K: du 25.11.98 au 07.03.99 à Hossegor

etc…, il en est de même pour les Hongroises, Ukrainiennes, Italiennes et Françaises.
La 40Y et la 58Z sont arrivées et reparties aux mêmes dates.
L'exemple le plus spectaculaire est peut-être la 22E, qui fait régulièrement Antwerpen, Zuid  Hollande, Swansea, Gijon et a terminé deux fois à Hossegor.

H : La migration de retour

Pour ce thème, j'ai recherché à avoir des dates proches entre Hossegor et le site de nidification, mais aussi pour certaines étapes intermédiaires.

07Y:  03.03.99 à Hossegor                         0HR: 03.03.01 à Hossegor
07Y: 12.03.99 à Les Sables d'Olonne         0HR: 01.04.01
                                                                   à Natuurontwikkeling (NL) (Nidif.)

11W:  22.03.00 à Hossegor                        40Y: 05.03.00 à Hossegor
11W: 14.04.00 à Antwerpen (B) nidif         40Y: 31.03.00 à Antwerpen (B)

R287: 04.03.00 à Hossegor                       75K: 27.01.00 à Hossegor
R287: 27.03.00 à Antwerpen (B)               75K: 06.04.00 à Ile de Wight                                                                                                                               

87C: 20.02.99 à Hossegor                          22E: 13.03.99 à Hossegor
87C: 29.03.99 à Folkestone (GB) étape     22E:  22.03.99 à Zwin (GB)
87C: 14.04.99 à Antwerpen (B)                  22E:  07.04.99 à Tholen (nidif.)

enfin ce genre de date devait bien arrivé une année ou l'autre,
            
2HN: 02.03.03 à Hossegor
2HN: 08.03.03 à Antwerpen

C'est pour moi une grande récompense au travail fourni, à l'utilité des observations très assidues.

Quelques italiennes

IANP: 26.02.00 à Hossegor                     IAKN: 07.02.00 à Hossegor
IANP: 27.03.00 à Comacchio (nidif.)       IAKN: 19.04.00 à Comacchio
           
IAKZ: 03.03.99 à Hossegor                    C99: 27.01.96 à Hossegor
IAKZ: 18.03.99 à Ile de Ré (étape)        C99: 08.03.96 à Marais d'Olonne

Quelques Hongroises

H158: 03.03.00 à Hossegor                   H739: 20.02.98 à Hossegor
H158: 01.04.00 à Comacchio                H739: 24.04.98 à Szeged-Feherto                                                                         
H743: 07.02.99 à Hossegor                    H739:  26.02.00 à Hossego
H743: 16.05.99 à Hrusovska (slo)          H739:  22.06.00 à Tendrovski bay                                                                                                  
Etc…..
85R: 16.03.01 à Lagune de Bouin          15R: 16.03.01  Lagune de Bouin
59R: 16.03.01 à Lagune de Bouin          96V: 16.03.01  Lagune de Bouin

Cette lagune de Bouin mérite une attention particulière …! A mi-mars

I : La date finale

J'ai choisi d'arrêter les observations de lecture de bagues le 31 mars ; en fait après le 15/03, il ne reste que quelques individus sur les bancs, je loupe sûrement des retardataires. 
A la lecture des "Life history" beaucoup d'individus sont présents sur les colonies, et pour moi, je reprends les observations à la digue de Tarnos le 01.04
(Casseur d'os vol1 N°2).

07Y:  31.03.00 à Antwerpen    
15R:. 03.04.99 à Antwerpen
           
1FF:  30.03.00 à Antwerpen                       
1FM: 02.04.00 à Natuurontwikkeling
           
20R:  03.04.00 à Antwerpen                                              
26N:  25.03.00 à Antwerpen
           
19E:  24.03.02 à Antwerpen                                              
87Y:  24.03.02 à Antwerpen
           
H429: 30.03.00 à Punta Spigolo (Italie)                  
E74:  28.03.99 à Gabicce (Italie)   
93T:  09.03.03 à Antwerpen

D'où l'utilité d'avoir des observateurs présents début mars sur les colonies de reproduction.                              

J : Observations déroutantes

Pour ce dernier thème, je vais aborder des mouvements surprenants.

H644: 19.12.98 à Hossegor                      6AW: 06.11.00 à Hossegor
H644: 02.01.99 à Swansea Bay               6AW: 08.02.01 à Douarnenez
H644: 23.01.99 à Swansea Bay

92C: 06.11.00 à Hossegor                       15R: 12.01.03 à Hossegor              
92C: 25.01.00 à Ile de Ré                        15R: 02.03.03 à Douarnene
A33: 17.02.01 à Hossegor
A33: 18.03.01 à Gatteville (50)

Il semblerait que les mélanos longent les côtes et ne coupent pas la pointe Bretagne au travers des terres, au vu des 6AW, 15R, A33, ou encore de la 70U.

70U: 09.10.01 baie de Douarnenez            46N: 04.01.02 à Hossegor
70U: du 21.09.02                                         46N: 02.04.02 à Donville (50)
70U: au 29.09.02 Baie de Douarnenez     

avec les deux hivers à Hossegor

3EK9:  24.11.02 à Hossegor
3EK9: 16.01.03 au Portel (62)

d'où un retour de migration très tôt!…
Les deux pointes, Bretagne et Manche, mériteraient beaucoup plus d'observateurs. Deux secteurs sans observation : le golfe du Morbihan et la baie du Mont Saint Michel. A mon avis, il doit y avoir des oiseaux, c'est sûrement un manque de prospection.

Oiseaux mazoutés et bagués, puis revu propre

E95: 15.12.02, (côtés et ventre mazoutés)             
E95:  21.12.02, (quasiment propre)                            
E95:  25.12.02, (plus aucune trace)                            
E95:  01.02.03, (à nouveau légèrement mazouté)
E95:  01.03.03, (plus aucune trace)

OU7:  son histoire: Mélano d'Ukraine.ad.
OU7:  04.03.00 à Hossegor, (ventre mazout)
OU7:  08.03.00 à Hossegor, (plus aucune trace)
OU7: 12.03.00 à Hossegor, (plus aucune trace)

J'ai observé cette mélano OU7, le ventre bien mazouté. Tout le temps de mon observation, elle se nettoyait. Je me suis dit, c'est fini pour elle, car elle aura ingurgité du pétrole.
Le 08.03.00 et le 12.03.00 je la retrouvais en parfaite santé, comme si rien ne s'était produit … et d'une blancheur parfaite.      

Le cas fut le même pour la E95 mais avec un peu plus de surface touchée, en fait en l'observant attentivement, je remarquais qu'elle s'arrachait les plumes souillées, ce qui entre nous doit être sacrément douloureux (Guyot 2003).

Le 30.01.04 avec Renaud Flamant, au lac d'Hossegor, nous observons une mélano de 1W, N7U baguée en Grèce, extrêmement mazoutée. Aussitôt, Renaud me dit : "cela et terminé pour elle" ; je lui explique mes deux observations, il me répond : "mais pas à ce point, elle n'a aucune chance".

J'ai revu l'oiseau le 08.02.04 toujours à Hossegor, d'une blancheur parfaite sur le corps avec quelques  petites traces sur les ailes.

Il ne faudrait pas croire que cela est le cas pour tous les oiseaux, dans les deux situations présentes, OU7 et E95 les ailes n'étaient pas mazoutées. Ce qui est certain, c'est que les alcidés ne supportent aucune souillure alors que les laridés semblent moins vulnérables notamment des goélands vus au Huchet dans un état de salissure total et ils volaient..!
           
Ils arriveraient donc à s'en sortir contrairement aux idées reçues…! A suivre

K : Le temps passé

Dans ce dernier thème, je vais aborder, pour Hossegor, l'investissement humain, le nombre de jours d'observations, le nombre de lectures, et le nombre de différentes bagues de mélanocéphales lues.

Hivernage 98 / 99                                        Hivernage 99 / 00
Du 25.11 au 20.03                                       du 01.11 au 01.04.

Nov - Déc. :  9 jours -  45 lectures            Nov - Déc: 15 jours - 58 lectures
Janvier :      15 jours - 115 lectures          Janvier :13 jours - 158 lectures
Février :      12 jours - 115 lectures           Février :12 jours - 122 lectures
Mars :           9 jours  -  54 lectures           Mars :   14 jours - 100 lectures
                                                                                   
45 jours - 329 lectures                               54 jours - 438 lectures
pour 84 bagues                                          pour 115 bagues


           
Hivernage 00 / 01                                        Hivernage 01 / 02
Du 01.11 au 25.03                                       Du 01.11 au 30.03
           
Novembre :  9 jours - 20 lectures            Nov-Dec : 19 jours - 102 lectures
Décembre : 17 jours -28 lectures            Janvier :   14 jours - 104 lectures
Janvier :       9 jours - 30 lectures            Février :   12 jours -  20 lectures
Fév.- Mars : 13 jours - 57 lectures           Mars :      13 jours - 37 lectures
                                                                                  
48 jours – 135 lectures                             58 jours – 270 lectures
pour 72 bagues                                         pour 91 bagues
           
Hivernage 02 / 03
Du 01.11 au 26.03
           
Nov-Déc.  21 jours - 63 lectures
Janvier:    11 jours - 37 lectures
Février:    10 jours - 37 lectures
Mars:       11 jours - 35 lectures
__________________
53 jours – 172 lectures
pour 86 bagues
           

Remerciements :

Je désire remercier très sincèrement tous les observateurs qui comme moi, ont sûrement passé des heures de terrain afin de lire toutes les données dans cette étude. La liste des noms qui suit le sont dans l'ordre des données des "Life history" (de gauche à droite)

O. Benoist               R.Henson                M. Marsh                P. Le Gall
B. Lamothe             C. Duponcheel        J.P. Leys                 J.M. Sauvage
M. F. Canevet         M. Gonzalez            J. Carlos                  A. Lao
M. Cesar                R. Flamand               W. Hoogendoorn    L. Philippe
F. Salmon               R. Le Roy                 D.& C.Alvarez         C. Greedy
A. Driencourt          P. Della-Valle           G. Blake                  G. Ocio
J. Hormaechea      C. Raymond             Organdidexka         A. Kim
S. Meret                 P.L. Meininger          L. Kearsley              A. Manneart
C. Snyers               M. Passarella           B. Gabor                 P. Rock
P. Pita                     M. Fouquet              M. Vaslin                O. Sche
G. Rault                  J.C. Gloyn               A. P. Barreiro           P.A. Wolf
A. F. Cordeiro         G. Arveda                J. Svetlik                 K. Kravos
R.J. Howells           E.De.Kergariou       J.R. Perrot              M. Querné
I.M. Vega                A.M. Banthorpe       E. Sanchez            S. O. Lanius
J.R. Ewenn             X.X. Fernandez       A. Talamelli           P. Clerc
I. Menendez           S. Villoria                 J. Aja                     G. Lozano
E. Garcia                D.J. Lopez               A. Pastoriza           A. Fernandez
I. Vandermaesen    Y. Coulomb              P. Desgué             C. Chandruc



Mouette rieuse

Nous avons observé 6 Mouettes rieuses L. ridibundus baguées couleurs : 4 de Finlande, 1 de France, 1 d'Allemagne. 
Malgré une attention particulière, il n'a pas été possible d'analyser un mouvement  avec des dates significatives des "Life history", néanmoins une indication tardive :

C89V: AD le 27.01.00 Hossegor          C19R: AD le 04.03.00 Hossegor
C30P: AD le 29.12.01 Hossegor          A59J:  1W le 16.12.00 Hossegor
CJ9E: 1W le 14.03.02 Huchet             TCR: Ad le 02.03.03 à Hossegor

La C89V a été relue le 13.04.01 à Kymi (Finlande) dans la région où elle avait baguée poussin.

La CJ9E a été revue le 26.07.2003 dans le nord de la Hollande


Sterne caugek

1 adulte bagué couleur sans code.

Peter Olsson a placé des bagues couleurs sans code sur 175 sternes dans la péninsule de Falsterbo durant l'été 2002. il a reçu 4 informations : 1 NW de l'Espagne, 2 de Hollande et 1 de France (la notre). 
A l'embouchure du courant du Huchet, 3 sternes étaient posées parmi les goélands et mouettes.

Goéland Leucophée

Lorsqu'en hiver  1998–99 j'ai commencé la lecture des bagues, nous ne pouvions qu'observer des goélands bagués en Espagne : des îles Médes et Columbretes en Méditerranée.
            
C'est l'année suivante qu'un programme français a débuté (printemps 99). Nous avons donc surtout observé beaucoup d'immatures contrairement aux mélanos où la majorité des oiseaux étaient des adultes.
       A ce propos, il y a une constante, par trois fois nous avons observé que quand les programmes de baguage sont lancés au mois de juin, dès l'automne nous voyons les oiseaux bagués;
         
Ex :   Les trois programmes français en Méditerranée, le 2eme programme de Columbretes en face de Valence et le nouveau programme des Iles Baléares.
        Donc les michahellis après s'être dispersés sur les rivages de Manche et d'Atlantique descendent vers le sud le long du rivage
         Ainsi pour les michahellis, je vais faire figurer les âges des oiseaux ainsi :
         1er hiver: = 1 Winter
2eme hiver: = 2 Winter etc…
Les oiseaux étant observés pendant l'hivernage, je parlerai donc en plumage d'hiver, de la même façon qu'ils sont identifiés sur le terrain.
Je ne parlerai pas en année car un oiseau est en 1ere année de sa naissance jusqu'au 31.12 et dès le 01.01, il passe en 2eme année
Il me semble que ce serait trop confus de parler de la sorte.
            
Ayant moins de lecture de bagues, l'analyse ne sera pas aussi poussée que pour les mélanos, mais néanmoins nous retrouvons déjà quelques similitudes dans le mouvement des oiseaux à la lecture des "Life history".

Le mouvement des immatures de 1er hiver : 1 W

Exp :
N84H:  bagué le 13.06.98 à Médes island        334S:  bagué le 25.05.00 en Camargue
N84H : 1 W le 29.07.98 à Olonne (85)              334S: 1 W le 12.10.00 à Gijon
N84H : 1 W le 20.12.98 à Hossegor                  334S: 1 W le 17.03.01 à Huchet

205C:  bagué le 12.05.99 en Camargue           510C:  bagué le 13.05.99 en Camargue
205C: 1 W le 06.08.99 île de Wight (GB)          510C: 1 W le 31.08.99 île d'Oléron
205C: 1 W le 19.03.00 au Huchet                     510C: 1 W le 29.03.00 au Huchet

209F:  bagué le 26 05.99 île Plane (13)            0HT: 1 W le 27.12.01 à Getxo(Bilbao)
209F: 1 W le 12.10.99 île d'Oléron                    0HT: 1 W le 20.01.02 à Hossegor
209F: 1 W le 24.01.00 à Hossegor

706Z:  bagué le 28.5.02 en Camargue
706Z:  1W le 03.10.02 à Gloucester
706Z:  1W le 15;11.02 à Gloucester
706Z:  1W le 04.02.03 au Huchet

et enfin cette information incroyable :

174Z:   bagué le 28.05.02 en Camargue
174Z:  1W le 18.01.03 au Huchet
174Z:  1W le 10.02.03 à l'étang de L'Amel (34)
174Z:  1W le 12.03.03 au Huchet

L'OHT est né sur la côte méditerranéenne le 21.05.01. comme beaucoup de mélanos, il passe par la Biscaye avant d'arriver dans les Landes, comme le 334S vu plus haut.
            
Nous ne prenons que ces 8 ex. pour illustrer le mouvement des jeunes oiseaux de 1W dont l'erratisme est certes diffus. 

Certes le parcours du 706Z est très parlant sur l'erratisme vers le Nord, puis la descente au sud avant l'hiver, mais il y a la 174Z avec son aller-retour Atlantique – Méditerranée. 
Le 999T a fait le parcours Huchet – étang de l'Amel mais n'a pas été revu au Huchet.

Une grande question demeure. Par où passent les goélands entre la Méditerranée et l'Atlantique vu le peu de temps mis pour faire le voyage ? 
Il est quasi certain qu'ils passent par la région toulousaine, mais il faut en avoir la preuve par la lecture des bagues, donc il faut trouver un reposoir sur un lac dans cette région.

Ce mouvement d'hivernage confirmerait aussi pour cette espèce que nous serions dans une zone terminale d'hivernage. 
Mais où vont-ils ces 1W après le 31.03 ? Restent-ils ici ? Il faudrait continuer les lectures de bagues!…, trop fastidieux !… Il me faudrait vivre à Hossegor !!

Nous avons aussi des oiseaux de 2W et 3W.

Exp :
002T: bagué le 25.05.00 en Camargue             465C:  bagué le 13.05.99 en Camargue
002T: 1 W le 13.08.00 Etaples s/ mer (62)        465C: 1 W le 31.01.00 Le Teich (33)
002T: 2 W le 27.01.02 au Huchet                      465C:  2 W le 11.12.00 au Huchet
                                                                           465C:  3 W le 27.01.02 au Huchet

070C:  bagué le 12.05.99 en Camargue           054D:  bagué le 13.05.99 en Camargue
070C: 1 W le 26.01.00 à Hossegor                   054D: 1 W le 18.03.00 à Hossegor
070C: 2 W le 17.12.00 au Huchet                     054D: 2 W le 12.12.00 au Huchet
070C: 3 W le 27.01.02 au Huchet                     054D: 3 W le 26.01.02 au Huchet

N83A: bagué le 31.05.97 en Catalogne            N9M6: 1 W le 05.03.00 au Huchet
N83A: 1 W le 08.02. 98 à Fuenterrabia (E)       N9M6: 2 W le 25.11.00 au Huchet
N83A: 3 W le 27.11.99 à Irun (E)                      N9M6: 3 W le 01.11.01 au Huchet
N83A: 3 W le 22.01.00 au Huchet

A travers les mouvements des immatures, nous trouvons aussi une fidélité aux sites d'hivernage et au golfe de Gascogne dans son ensemble.
Nous aurions pu inclure le 334S relu en 2002 et en 2003.
            
Nous avons de nombreux oiseaux observés en Vendée, Charente et ensuite sur la côte landaise.

Exp :
909S:  bagué le 25.05.00 en Camargue         727C: 2 W 08.06.00 à Olonne
909S: 1 W le 27.07.00 à Olonne                    727C: 2 W 19.11.00 à Hossegor
909S: 2 W le 17.09.01 à île de Ré   
909S: 2 W le 13.01.02 au Huchet

964C: 2 W le 01.08.00 à Olonne                   969C: 2 W le 25.05.00 à Olonne
964C: 2 W le 18.11.00 à Hossegor               969C: 2 W le 23.12.00 au Huchet

415C: 2 W le 08.06.00 à Olonne
415C: 2 W le 25.12.00 au Huchet

Au vu des "life histories", il semblerait que les immatures 2W, 3W et 4W  feraient un mouvement vers le nord dès la fin de l'hivernage dans les Landes, plutôt que de stationner sur place. 
La colonie d'Abbadia, environ 20 cp et la grosse colonie de Pasajes-St Sebastian, 1500 couples ne semble pas être attractif, mais il est vrai qu'il ne s'agit pas des mêmes michahellis méditerranéens mais plutôt d'une sous-espèce de Cantabrique que je nomme "lusitanius".
         
Ex : la lente descente des oiseaux pendant l'hivernage
03R:  2 W le 07.12.99 à Mimizan
03R:  2 W le 05.02.00 au Huchet
03R:  2 W le 07.02.00 à Hossegor
03R:  2 W le 13.02.00 à St Jean de Luz

Certains michahellis restent quelques temps sur le site d'hivernage, mais pas aussi longtemps que les mélanos. Je n'ai jamais lu un hivernage complet de novembre à mars au courant d'Huchet.

Exp :
03R: 3 W du 09.12.00 au Huchet
03R: 3 W au 17.02.01 au Huchet

Certains oiseaux semblent à la fin de leur période d'immature, se rapprocher vers la zone de nidification tel le NC80;

NC80: 2 W du 07.02.99 au 21.02.99 à Hossegor
NC80: 3 W  03.02.00 à Barcelone
NC80: 4eme  été 22.04.00 sur sa colonie d'origine

Certains oiseaux restent ici :
           
111D: bagué le 13;05.99 en Camargue
111D: 2W le 26.03.01 à Santander (SP)
111D: 3W le 04.01.02 à Avilés (SP)
111D: 4W le 09.02.03 à Moliets

D'autres restent sur le site

Le 321C bagué en 1999 en Camargue et observé jusqu'en 4W uniquement au Huchet jusqu'en 2003.

Exp :
03A: 3 W le 09.12.00 au Huchet
03A: 4 W le 28.01.02 au Huchet

Certains michahellis nés sur le Rhin hivernent tardivement.

Exp :
03Z: 2 W le 02.12.01 à Bingen-Kempten(D)
03Z: 2 W le 29.01.02 à Moliets

Un élément de réponse se confirmerait ; le 22.03.03, j'observais au Huchet le NY34. en prospectant en Espagne sur le rio Urumea à Saint Sébastien où j'ai coutume d'observer au printemps, je découvrais encore le NY34: le 06.04.03. 
Chaque printemps, je fais quelques visites à la colonie de michahellis de Pasajes où nichent environ 1500 couples plus 1 à 2 couples de goélands bruns.
            
Sachant que les goélands ont besoin d'eau douce, j'ai donc cherché une embouchure et je l'ai trouvé en 2002 à "Eguia" (St Sébastien), sur une vasière à marée basse.
            
Mon objectif est de trouver un goéland bagué couleur dans cette colonie afin de voir si des "méditerranéens" s'installeraient ici après l'hivernage.
et enfin cet adulte
640C: le 15.11.2003 à Moliets (40)
640C: le 28.11.2003 à Port St Louis (13) soit 12 jours pour faire le voyage !!!

Remerciements :

Il m'est agréable de remercier les différents observateurs qui, sur les divers sites, ont lu avec le même acharnement et dans des conditions parfois difficiles toutes ces bagues.

M. Fouquet              M. Cesar-Alvarez        J;Sanders                  
C. Batty                    A. Kim                         C. Pin
X. Ruffray                 P.J. Hubert                  A. Azconia
G. Gorospe              J.M. Devesa                M.Thibault                              
B. Lamothe              C. Raymond                C. Duponcheel
B.J.Luijendijk            M. Musse                   R. Altenburg
P. Maye

Goéland brun

Ce chapitre aurait pu être très riche en informations, mais pour les goélands bruns observés venant de Rotterdam et bagués par Norman Van Swelm, je ne dispose d'aucune "life histories". Pour la Hollande, je n'ai que de 12 informations concernant 6 oiseaux.
            
Dans l'ensemble, il y a des similitudes avec les mélanocéphales: même reposoir, même destination, oiseaux tardifs ou précoces, oiseaux fidèles aux rivages landais

Ex :
le T7LM: le 03.12.01 à Gloucester
le T7LM: le 29.01.02 au Huchet

Ou       
le ROHT: 1immature bagué le 24.06.00 au Pays de Galles
le ROHT: le 22.08.00 à Ouessant observé par moi-même

Parmi les grands classiques le W-RN

W-RN: le 14.09.96 à Boulogne              W-RN: le 09.09.99 à Ijmuiden
W-RN: le 13.01.97 à Hossegor              W-RN: le 29.01.00 au Huchet
W-RN: le 25.04.97 à Ijmuiden                                                           
W-RN: le 13.03.00 à Ijmuiden
                       
W-RN: le 18.11.02 à Westkapelle (NL)                                                        
W-RN: le 26.01.03 au Huchet (mais mazouté)                                                                                                                                                                                                                
Ex : escale à Oléron

W4RH: le 24.01.99 au Huchet                     W3RS: le 02.01.98 à Hossegor
W4RH: le 02.03.99 à Oléron (escale)          W3RS: le 02.02.98 à Oléron
W4RH: le 29.03.99 à Ijmuiden (colonie)

Ex : passage en Espagne
W7RF: le 12.12.99 à Hossegor
W7RF: du 03.02.00 au 23.03.00 à Villanueva y Geltru (SP)
           
Exp : migration en novembre pour les adultes
W7RF: le 29.11.02 à Ijmuiden
W7RF: le 26.01.03 au Huchet

W2RP: le 03.11.01 à Ostende
W2RP: le 30.01.02 au Huchet

Exp : retour précoce pour nicher

W-RN: le 27.01.02 à Moliets                 W2RP: le 30.01.02 à Moliets              
W-RN: le 25.03.02 à Ijmuiden               W2RP: le 02.03.02 à Ijmuiden           
            
W3RS: le 23.01.99 au Huchet
W3RS: le 14.03.99 à Ijmuiden (colonie)

Il y a aussi des parcours surprenant tel le JS lu le 29.01.02 au Huchet puis le 14.03.02 à Madrid, alors que l'oiseau a été bagué à Bristol (GB). Etant adulte, il aurait du remonter vers son site de nidification.

Et la fidélité au site d'hivernage, tel le B4G7: de Rotterdam que j'ai observé depuis le 27.12.98 à chaque hivernage. Je l'ai observé entre Hossegor et le Huchet. Ou encore le FLV: le 27.01.02 au Huchet et le 23.02.03 au Huchet.

La fidélité des sites ou escale en migration est la même que pour les mélanos, et encore avec les mêmes absences, Baie du Mont Saint Michel, Golfe du Morbihan. En fait, tout dépend de la pression d'observation, à l'ex. Du PHH: le 13.10.01 à Oléron, le 26.01.02 à Hossegor. 
Que trouvons nous : Boulogne, Antifer, Ile d'Olonne, Ile de Ré, Oléron.

Il serait illusoire de croire que seuls ces sites accueillent des laridés en migration.
Les goélands semblent moins supporter les dérangements que les mouettes puisque je n'ai jamais observé d'hivernage complet alors que le A.A. l'a effectué à Arcachon. Mais le Huchet n'est pas un site tranquille loin de là !…

Enfin les dates du 1 Novembre sont assez bien choisies
Tel le 
AUAD: le 01.10.99 au Havre
AUAD: le 18.12.99 au Huchet

Ou le   
J126: le 22.11.02 à Gloucester
J126: le 01.12.02 à Hossegor

Ou pour le retour vers la nidification
JS67: le 05.02.03 au Huchet
JS67: le 05.03.03 en Cornwall.

Et enfin pour terminer avec les goélands bruns, cette observation d'un goéland bagué adulte en 1980 sur l'île Skomer au Pays de Galles, observé plusieurs fois au Huchet et Hossegor jusqu'au 02.02.02 âgé donc de 26 ans minimum (Guyot 2002).

Remerciements :

Pour les observations de goélands bruns

A. Kim                        P. Wolf                C. Duponcheel
C.Ge, J.Ko, R.FR.      M. Fouquet         P. Ro
F. Cottaar                  O. Benoist            K. Verbeek
P. Pearce                   P. Rutter              J. Sanders

Je voudrais remercier Peter Rock, coordinateur européen pour les goélands, 
Renaud Flamant pour les mélanocéphales de s'être déplacés dans les Landes, 
Camille Duponcheel pour mes nombreux coups de téléphone parfois tard, 
les divers ornithos qui m'ont accompagnés même ceux qui me croient fou de rester assis des heures durant quel que soit le temps (mais les résultats sont là).
Et surtout Maryse Spring qui avec patience et dévouement a passé des heures pour les synthèses annuelles et la présente édition . 
Encore merci
A mon épouse qui s'est endormie seule ou qui ne m'a guère vu les W.E, mercredi et jour de Noël ou de Nouvel An
Et les goélands qui en ont assez d'être observés…

Le matériel et la pratique: Bien qu'il n'y paraisse cette partie est très importante, car elle déterminera la réussite de votre suivi

L'oculaire : il vous faudra impérativement un zoom 20 x 60.

La longue vue : vous avez deux choix : soit une Ø 80, dans ce cas vous n'aurez que l'embarras du choix, lourd et cher; ou une Ø 60 en fait c'est là que tout se complique, car un grand nombre de marque n'offre qu'un zoom 20 X 40 et avec un 40 X vous serez très limité autant dire que ce n'est pas la peine de vouloir lire les bagues …

Dans les Ø 60 il n'y a que deux choix possibles :
Swarovski  Ø 65 ATS-HD
Kowa Ø 66 mais avec des verres ED "TSN 663"
                                  
           
C'est à dire une TSN 663 Prominar avec un zoom 20 x 60 Ref/A 541.
C'est encore la solution la moins chère avec une réussite de lecture optimale et un poids supportable (1040 g)

Ex : pour les prix en 2003

TSN 663 avec 20 x 60  environ 7400 F
ATS / 65 avec 20 x 60  environ 8500 F
ATS / 65 HD avec 20 x 60 environ 11.120 F

J'ai une longue expérience de la lecture des bagues, les vendeurs vous dirons qu'avec une Ø 60 et un zoom 20 x 60 il n'est pas possible de lire or cela est faux.
Pendant 5 années j'ai lu les bagues avec une Kowa TS 601 et un zoom Ref : A 541 – 20 x 60.
Aujourd'hui j'ai une 663 avec un zoom 20 x 60 : A 541 c'est parfait.
Autre facteur de réussite, avoir un siège pliant et bouger le moins possible surtout pour les goélands.


Bibliographie :

Le site de Dirk Raés : http://www.cr-birding.org/

A qui je rends hommage, car je comprends la patience de son épouse
"A nos femmes qui ont longtemps souffert…" (dans les vieux Peterson)

DISQUAY I., 2004. Il sait lire les oiseaux. Sud-Ouest Landes 19 B p.13 Vendredi 9 janvier 2004 

FLAMANT R., 1994  Aperçu des programmes de marquages d'oiseaux à l'aide de bagues couleur, colliers et marques alaires en Europe. Aves, 31/2-4 : 65-186
C'est grâce à sa lecture que j'ai voulu voir l'univers des goélands bagués couleur

GUYOT A., 2001  Les fous du Pomarin. Résultats des observations ornithologiques à l'extrémité de la digue de Tarnos 40. Le Casseur d'os, vol1, N°2 : 161-168.

GUYOT A., 2002  Une belle longévité. La Bergeronnette, 19 : 25.

GUYOT A., 2003 Suivi des laridés bagués couleur sur le littoral landais . le Casseur d'os, Vol. 3, N°1
43-67

GUYOT A., 2003. Une Mouette mélanocéphale mazoutée en 2002 et revue vivante en 2003. la bergeronnette, 22 : 19

GRANT P.J., 1986 \ Gulls \ A guide to identification. T. et A.D. Poyser,352 p.

MEININGER P., HOOGENDOORN W., FLAMANT R., RAEVEL P. 1999 Proceeding of the 1s
International Mediterranean Gull Meeting. Econum Bailleul, France, 239 p.

TINBERGEN N., 1975 \ L'univers du goéland argenté. Elsevier Sequoia, Bruxelles, 223 p.

Pour les principaux ouvrages sur la question de recherches des programmes et biologie des oiseaux. 
La bibliographie sur les oiseaux marins serait trop longue et fastidieuse, mais lire sur le sujet n'est jamais une perte de temps, même les livres qui ne paient pas de mine, les plus gros ne sont pas les mieux !…

Andréas GUYOT
7, rue Jules Verne
64000 PAU (France)