mercredi 31 janvier 2018

Journée des zones humides en Béarn.

10 février 2018 Zones humides réservoirs de biodiversité sur la commune de Biron. Organisée par la Fédération des chasseurs des Pyrénées atlantiques en partenariat avec le Conseil départemental des Pyrénées atlantiques. 
Présentation d’une zone humide et de son fonctionnement (rôle tampon et épurateur) sur la réserve ornithologique de « La Saligue aux oiseaux ». 
Observation et identification des oiseaux. Tarif : Gratuit. Type de public : 
Tout Public. Réservation obligatoire : oui avant le 10 février 2018. 
Contact : 05 59 84 89 30 - cpeboscq@chasseurdefrance.com
RDV : « La Saligue aux oiseaux » à 10h00 et 14h30 
Durée : environ 2 heures. Accessibilité : handicap auditif | handicap physique | handicap visuel.
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L’Uzan à Poey. Organisée par la Mairie de Poey de Lescar. La rivière Uzan traverse le nord de Poey. Il s’agit d’observer l’état actuel de ce lieu entouré de champs et l’impact des infrastructures routières réalisées récemment sur ce secteur. 
Observation du paysage et de la flore locale (arbres et plantes). 
Tarif : Gratuit. Type de public : Tout Public. Réservation obligatoire : oui avant le 09 février 2018. Contact : 05 59 68 61 67 - didier.lassalle64@orange.fr
RDV : à 9h. Durée : 3h.
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Favoriser la biodiversité des zones humides sur la commune de Montardon. Organisée par la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées. A l’interface de la forêt de Bastard et de la plaine du pont long, le parc de Sers est un espace vert sur lequel la Ville de Pau souhaite redonner de l’espace à la nature. 
Après une présentation des zones humides, vous serez conviés à contribuer à la création d’une mare pédagogique. 
Tarif : Gratuit. Type de public : Tout Public. 
Réservation obligatoire : oui avant le 24 février 2018. 
Contact : 07 79 85 58 64 t.chamboeuf@agglo-pau.fr
RDV : Domaine de Sers à 9h30. Durée : 3h

dimanche 31 décembre 2017

Bon réveillon 2017, et bonne année 2018.

Je vous souhaite un bon réveillon 2017, et surtout une bonne et nouvelle année 2018, à la fois ornithologiquement et botaniquement parlant car les deux vont souvent de paire pendant les balades naturalistes.

Photo prise en montant au plateau du Bénou.

vendredi 29 décembre 2017

Lecture de l'hiver: La cigogne, de Claude-Marie Vadrot, chez Actes Sud junior.

Pourquoi vous présenter ce livre ?
- 1) Le 26/12: Je vois 2 cigognes sur un nid.
- 2) Le 29/12: Chez Emmaüs, je lis: "Les cigognes sont fidèles mais à leur nid."

Alors j'ai choisi de vous faire part d'un extrait de ce livre, car j'ai déjà vu un couple de cigogne blanche sur son nid, Le 26 décembre 2017. 
C'est peu après le péage de Sames, observation depuis l'autoroute A64, en direction de Bayonne sur la gauche et sur un pylône edf, (commune de Guiche).

Plutôt que de m’arrêter sur l'autoroute, pour faire une photo, j'ai fait des captures d'images.

Vers Bayonne, ----------------->


Extrait: ..... Les cigognes sont fidèles mais à leur nid. C'est en général au mois de février ou de mars que les premières cigognes reviennent s'nstaller sur le territoire français. Contrairement à la légende, les couples de cigognes blanches ne sont pas éternels et seules les cigognes noires paraissent relativement fidèles l'une à l'autre. D'ailleurs, dans la plupart des cas, le mâle et la femelle, quelle que soit leur couleur, ne passe pas l'hiver dans les mêmes lieux d'Espagne ou d'Afrique. Un savoir récent venu des suivis satellites. 
En fait c'est toujours le mâle qui revient le premier et si fidélité il y a, elle concerne avant tout le nid vers lequel il retourne pendant des années comme guidé par un aimant une fois qu'il l'a choisi....

Ref: Page 17, La cigogne, Claude-Marie Vadrot, 2000, Actes Sud Junior, 106 pages.
(Ne pas tenir compte du mot "Junior"), car c'est vraiment une lecture pour adulte.
Trouvé chez Emmaüs pour 1€.
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lundi 25 décembre 2017

Deux chevaliers culblanc et un vison d'Amérique au lac d'Artix.

Un des deux chevalier culblanc.
Au même endroit, 1 bergeronnette des ruisseaux et le vison d'Amérique.
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Pour ce qui est du vison d'Amérique, c'est ma 2e observation, la première fut faite, en amont au seuil de Denguin.

dimanche 24 décembre 2017

Les canards siffleurs sont toujours à Artix.

Le chevalier culblanc est toujours sur le lac, je n'ai pas réussi à le prendre en photo. 
Je n'ai pas revu les femelles de canard pilet.

Deux couples. 

Un vol d'oies cendrées. 47 ind. 

Une partie des oies cendrées.

vendredi 22 décembre 2017

mercredi 20 décembre 2017

Dernier contrôle pour les bagues rouges, sur la vasière de Port-Nivelle à Ciboure.

En 2018, je ne lirais plus les bagues rouges du programme Aranzadi, car le mode de gestion a totalement et complètement changé.
Il n'y aura plus de contact humain, avec les bagueurs et coordinateurs, juste une plate-forme numérique avec un mot de passe...!! pour l'enregistrement des observations, et plus possible non plus d'envoyer ses observations avec une photo de l'oiseau et de recevoir le traditionnel "Life history" qui faisait rêver avec les noms des villes lors de ses déplacements. 
Et dans le nouveau Life-history, plus de nom de lieu non plus, à la place, des coordonnées GPS..!!
Je me demande bien à quoi sert l'oiseau, dans cette histoire.
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Si, il est certain que ce jeune goéland brun; 3:EJV, soit du programme de Bretagne Vivante, maintenant il est aussi incertain qu'il soit des îles de Noirmoutier ou Yeu, comme ceux que j'ai lu antérieurement, car plusieurs autres colonies existent sur le continent.

Je vais attendre leur réponse:
 
C'est une nouvelle lecture
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Les goélands ci-dessous sont tous du programme: http://www.aranzadi.eus/ornitologia-oficina-de-anillamiento
C'est une nouvelle lecture

C'est une nouvelle lecture, et si ma mémoire est bonne, cette série de bague a été posé en 2009.  



C'est une nouvelle lecture.

C'est une nouvelle lecture.
 

mercredi 13 décembre 2017

Le lac est plein à 100%, et mon ancien poste d'affût est dans les eaux.

J'ai dû trouver un nouveau poste de nourrissage pour le rouge-gorge.

Il ne l'a pas encore trouvé.

Pour l'observation des oiseaux, je suis assis sur un pliant contre un arbre et j'y reste au minimum de 1,5 à 2 heures.

Passereaux observés du nouveau poste d'affût:
2 fois un rouge-gorge
4 pouillot véloce
1 mésange à longue queue
2 pinson des arbres
2 merle noir
1 bouscarle de Cetti (entendu pas vu)
1 corneille noire.

La retenue collinaire est pleine à 100%.

lundi 11 décembre 2017

Le lac est quasi plein, il n'y plus d'espace pour les limicoles.


Mon rouge-gorge est toujours là.

Pour les autres passereaux autour de l'affût:
Un dizaine de pouillot véloce,
2 mésange à longue queue,
1 pinson des arbres,
1 geai.

jeudi 7 décembre 2017

mercredi 6 décembre 2017

Une nouvelle lecture de bague, c'est le 80e code lu pour le programme Aranzadi, sur cette vasière de Port-Nivelle à Ciboure.

 2W6:G, est une nouvelle lecture pour la vasière de Port-Nivelle à Ciboure, je ne l'avais pas encore rencontré. C'est pour moi le 80e code lu du programme Aranzadi. http://www.aranzadi.eus/

C'est sa première observation depuis son baguage comme poussin.

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Et toujours ce goéland marin bagué poussin dans les îles anglo-normandes.

mardi 5 décembre 2017

Retour au lac d'Artix, pour deux chevaliers culblanc, et une belle diversité.

 Chevalier culblanc.

Rale d'eau.

Ces deux canards en photo ci-dessous, ne sont pas toujours présent chaque année. 
 Canard siffleur

Canard pilet

Le lac d'Artix a fait le plein de canards:
Fuligule milouin
Fuligule morillon
Canard chipeau
Canard souchet
Canard siffleur
Canard pilet
Canard colvert
Sarcelle d'hiver.

Et de très nombreux palmipèdes et ralidés.
Cygne tuberculé
Grèbe castagneux
Grèbe huppé
Gd cormoran
Poule d'eau
Foulque macroule
Rale d'eau

Pour les passereaux, j'ai cherché les Tarins des aulnes en vain. 

lundi 4 décembre 2017

Les seuls reposoirs disponibles pour les limicoles sont sur l'îlot des aigrettes.

Le lac est presque plein, il n'y a plus de vasière. 

Les 3 oies cendrées sont toujours présentes, ainsi que les divers ardéidés: 
gd aigrette,
h. cendré, 
h. garde-boeuf, 
a. garzette.


Et toujours mon rouge-gorge. 

A peine j'avais versé les graines, qu'il était déjà arrivé.

mercredi 29 novembre 2017

Première nidification réussie en France de l’élanion blanc, Elanus caeruleus

N°422. Nos oiseaux, Volume: 40, fasc: 8. Pages: 465-477. (Décembre 1990).

Andréas Guyot
Avec la collaboration de J. Duplaa, G. Holin et P. Géroudet.


Depuis quelques années, la région d’Aquitaine proche des Pyrénées les plus occidentales promettait l’installation de ce petit rapace. Le 21 juin 1983 en effet, A. Papacotsia découvrit fortuitement, lors d’une étude d’impact d’un chantier, un couple d’Elanions blancs dont les accouplements et la construction d’un nid laissèrent ensuite espérer la reproduction. Toutefois celle-ci échoua ou du moins ne put être confirmé…. La présence des oiseaux se prolongea néanmoins pendant plus d’un an, puisqu’ils construisirent de nouveau en 1984 sans résultat et furent encore observés le 23 octobre non loin de là (A. Calle, P. Grisser, A. Papacostia et al (1,5)) . En 1985, au moins un adulte séjourna jusqu’en mars (A. Papacotsia), un ou deux du 12 au 22 août (P. Grisser, P. Petit). En 1986 encore, un Elanion fut observé jusqu’au 3 avril, puis disparut (P. Grisser et al) (1). Les trois années suivantes n’apportèrent plus de nouvelles….

Le 22 février 1990, un couple est reparu sur la lande, dont la localisation ne peut être précisée pour des raisons évidente. Cette fois, le succès tant attendu nous permet de relater la première nidification réussi de l’Elanion blanc en France, à ce jour également la plus septentrionale d’Europe.

Le paysage, le nid et les conditions d’observation

Nous sommes ici sur un plateau argileux à l’altitude de 70 m, qui domine la plaine du Gave et constitue le seuil du piémont pyrénéen occidental. Au sud, Les montagnes basques barrent l’horizon, au nord commencent les landes de Gascogne. La transition est symbolisée par un grand chêne pédonculé (Quercus ruber)  voisinant avec un bosquet clairsemé de pins maritimes (Pinus pinaster). La végétation naturelle sur ce plateau est la lande de genêts, d’ajoncs nains (Ulex minor) et de molinie (Molinia caerulea), dont la faible pente lui a valu son nom béarnais de Laneplaa. Il n’en reste cependant que des lambeaux épart au sein d’une mer de maïs…. En effet, cette monoculture réussit trop bien sur la couche de terre noire visible au-dessus de l’argile sur le bord des fossés de drainage ; l’expansion du maïs continue aux dépens de la lande originelle, réduite ici à une zone d’environ 2 km 2. C’est en sommes un paysage de plus en plus banalisé, dont la monotonie n’est rompue que par l’émergence de quelques pins et des prairies steppiques où pâturent encore des vaches.
Le territoire de chasse des Elanions blancs comprend essentiellement ces pâtures ouverts et les chemins agricoles dans un rayon de moins de 1000 m autour du site de nidification.
L’aire de ce couple est construite sur la cime fourchue d’un pin maritime à près de 8 m du sol. Vue d’en haut (car nous ne l’avons pas visitée) elle paraît avoir environ 50 cm de diamètre et se composer de branchettes assez fines, parmi lesquelles on aperçoit des brins d’herbe. Autour de l’arbre s’élèvent quelques autres pins clairsemés, pas bien hauts non plus ; un peu à l’écart s’en dresse un lus grand qui domine la parcelle de lande d’une quinzaine de mètres et sert de perchoir habituel pour les adultes, - c’est à son pied que nous ramassé les pelotes.

Notre affût d’observation se dissimule dans la lisière d’un champ de maïs, à 180 m de l’aire. De là, nous pouvons sans les inquiéter voie les adultes ai nid et sur leurs postes de repos. En revanche, les activités de chasse ne sont pas visibles. Au total, nos observations ont duré 181 heures, réparties sur 32 jours. Elles se sont concentrées avant tout sur les soirées, moins souvent sur les matinées ou sur la journée entière, - ceci selon nos possibilités partagées entre plusieurs personnes, mais aussi en raison des chaleurs torrides de cet été 1990. 


Exposé chronologique des observations de 1990

22 février, Les deux adultes sont vus pour la première fois par Serge Pommies (6), Le couple est encore noté là le 24 mars, le 13 avril  (les deux oiseaux séparés d’un kilomètre) et le 4 mai, sans qu’une activité nuptiale ne soit remarquée.
6 et 7 juin (de 10 à 20 h). Plusieurs accouplements par jour, transport de matériaux dans un pin : la nidification s’annonce !
12 juin (de Pascal Misiek). La femelle (supposée) se pose régulièrement sur l’aire, semble piétiner le fond, s’y couche aussi en écartant les ailes et avec précaution, comme s’il y avait un œuf. Le mâle y vient une fois mais se tient debout, puis va s’accoupler sur sa compagne, sur un autre pin.
13 juin (idem). « Dès mon arrivée à 15 h, la femelle occupe l’aire et change trois fois de position. Le mâle y vient quatre fois avec des branchettes ou une proie. Entre-temps, elle quitte le nid, mais dès qu’il arrive c’est la copulation et l’offrande de nourriture ».
1 juillet (11 à 20 h). La femelle couve. Nous pensons qu’elle a dù pondre autour du 25 ou 27 juin. Le mâle chasse dans les prairies vers 18 h 30 et apporte une proie directement à la couveuse. 
7 juillet (16 à 20 h). Le mâle chasse. Aucune offrande n’est constatée ce jour-là.
14, 15 et 19 juillet. Couvaison en cours. Le mâle nourrit dans la soirée, après avoir chassé vers 18 h avec de longs arrêts.
22 juillet (10 à 22h). Une ou plusieurs éclosions ? La femelle a changé de comportement : elle se lève, semble nourrir, couve avec précaution, regarde fréquemment le fond de l’aire, se pose sur son bord ou très près de celui-ci.
27 juillet (10 à 22 h). Nous apercevons trois poussins en duvet ivoire à beige ; la femelle les nourrit.
1eraoût (18 à 20 h). Entre le plus grand et le plus petit des poussins, la différence de taille est très perceptible. Des plumes sortent déjà des fourreaux : grandes couvertures sombres bordées de blanc. Le cadet a le bec bien noir, la cire claire, l’œil brun ; le sourcil bien fourni assombrit la paupière. Ce soir là, le premier nourrissage est observé à 21 h 30, juste avant le coucher du soleil : un micro-mammifère à longue queue (mulot ?).
3 août (18 à 22 h), (de Marie-Claude Mahieux et Georges Holin). Lors d’un nourrissage, quatre poussins sont observés.
10 août (18 à 20 h). Les quatre jeunes sont confirmés ; le plus grand bat déjà des ailes et ils crient, ce qui semble stimuler les nourrissages qui se suivent rapidement : 20 h 25,,,, 20 h 30 …. 20 h 50…. 20 h 52….. 20 h 54…, puis plus rien jusqu’à celui de 21 h 05. « Une telle fréquence est rare chez les rapaces » nous dit Jean-François Terrasse, en visite. En tout six proies : 2 rongeurs sans queue et quatre non identifiées. 
11 août (9 h 30 à 21 h 30). Premiers nourrissages vers 10 h 15…. 10 h 40….. 11 h… Lors des deux premiers, le mâle qui a chassé donne la proie à sa compagne, qui l’apporte aux jeunes, Echanges de cris entre les partenaires, mais aussi entre jeunes et adultes. Pendant plus de sept heures, de 11 h à 18 h 15, les jeunes s’agitent, mais rien ne se passe. L’attente est pénible par une chaleur de 35°C sans vent…. Dès 18 h 50, un adulte se perche sur « son » pin après avoir survolé l’aire, puis les nourrissages reprennent : 19 h 04…. 19 h 40…. 19 h 58…. Le cadet de la nichée arrive à bien se nourrir, bien que sa taille soit identique à celle qu’avait l’aîné dix jours plus tôt, le 1eraoût.
12 août (15 à 22 h). Début des nourrissages à 16 h 42 par ciel couvert, mais un vent fort se lève et les interrompt jusqu’à 18 h 58 ; d’ailleurs les adultes ont délaissé leurs postes habituels à la cime des pins. 
14 août (18 à 22 h). Un orage a éclaté la veille au soir. Sur l’aire ne restent que trois jeunes : 1er, 2e et 4e par ordre de naissance. Cinq Pies (Pica pica) se sont posées autour du nid, que l’une d’elles paraît regarder avec intérêt. Les adultes les intimident en venant tout près ou en les chassant au vol. 
15 août (8 à 22 h). Trois jeunes visibles jusqu’à 11 h, avant qu’ils ne somnolent. A 16 h 45, 1er et 2e sont hors du nid, sur une branche qui le porte. A 19 h 45, l’ainé vole sur l’aire pour la première fois, âgé d’au moins d’au moins 25 jours. Qu’est devenu le n°3 ? A 20 h, je me décide à explorer le site au –dessous de l’aire, fort à propos car je découvre l’oiseau encore vivant, à terre au fond des ajoncs….. Le remettre au nid, c’est prendre le risque d’effrayer les autres, qui iraient se perdre dans les maïs déjà très hauts et denses entourant la parcelle. Mieux vaut le placer au centre de soins en attendant qu’il puisse voler et nous le rapporterons alors sur le site.
16 août (15 à 22 h). Après avoir nourri cet oiseau avec des foies de volaille et des cous de poulet, je le transfère donc, au centre U.N.C.S. (Union nationale des centres de soins). A mon retour sur les lieux, l’ainé des jeunes vole toujours sur place ou change de perchoir en voletant au dessus de l’aire. Le 2e bat des ailes sur le nid et le cadet encore peu ou pas emplumé semble vigoureux. A mesure que les juvéniles avancent en âge, le roux de la poitrine disparaît et le gris de la calotte d’éclaircit.
17 août (18 à 22 h). Présentation du site aux gardes de l’O.N.C., afin que leur information prévienne des « bavures » à l’ouverture de la chasse le 10 septembre. En soirée quatre nourrissages : 20 h 40…. 21 h 05…. 21 h 15…. 21 h 25…. ; soit une proie avec queue et trois sans, toujours des micro-mammifères.
18 août (9 à 20 h). Quoique à l’affût depuis 9 h, nous ne constatons aucun apport de nourriture avant 19 h. Le cadet est servi en priorité, les deux autres volent sur place ensemble en se soulevant du perchoir.
20 août (15 à 21 h). L’ainé s’élève face au vent, les ailes déployées écartées de 120° environ, sans battements. A 18 h précises, il part et Georges Holin le perd de vue, mais il revient à 20 h sur l’aire, où le cadet reste couché, tandis que le 2e bat des ailes sur une branche. A noter que cette première excursion aérienne, à l’âge de 29 à 31 jours, n’a suivi aucune incitation manifeste de la part des adultes. D’ailleurs il n’y a pas eu de nourrissage entre 16 h 30 et 20 h.
22 août (17 à 21 h 30). Rien ne se passe comme l’avant-veille. Le cadet est nourri à 18 h, puis le 2e prend son essor à 19 h 40, mais cette fois il a été stimulé par un parent qui a volé en cercles autour de lui ; auparavant, il n’a pas déployé ses ailes. A 20 h un nourrissage fait revenir les deux jeunes qui s’étaient éloignés, mais c’est le cadet qui s’empare de la proie, puis sort du nid et grimpe sur les branches. Un adulte provoque l’envol de ses deux compagnons perchés sur un pin, en les frôlant au passage.
27 août (18 à 21 h). Les deux jeunes volants se posent ensemble sur une branche sèche et joutent bec contre bec.
29 août (16 à 21 h). C’est aujourd’hui le retour du 3e, le rescapé remis en forme au rythme d’un poussin de poule par jour. Bagué (EAI 5491) au tarse droit, il est amené en vue de l’aire natale, jaillit de son carton comme propulsé par un ressort et se dirige droit vers les pins. A 20 h 30, les quatre jeunes Elanions sont réunis : un succès total !
30-31 août (18 à 21 h et 15 à 21 h). Le jeune bagué stationne sur le nid, où il est bousculé lors du nourrissage par le 2e qui s’empare de la proie apportée. Le cadet reste calme, mais s’envole à 20 h pour la première fois et se pose maladroitement sur un pin distant d’une centaine de mètres
3 septembre (15 à 20 h). seul le cadet retourne encore à l’aire. Pour nous, la fin des vacances est aussi celle de nos observations : nous ne pourrons pas suivre la phase finale de l’élevage des jeunes Elanions blancs.


Aperçu sur l’alimentation du couple et des jeunes


Les Elanions blanc chassaient et apportaient des proies tôt le matin et tard en soirée, au maximum pendant 5 heures après le lever du soleil et autant avant son coucher. En principe, les adultes étaient inactifs pendant les heures chaudes en milieu de journée, probablement parce que les chances de repérer des proies étaient alors à peu près nulles. Leur mode de chasse, classique pour l’espèce (3,4), consistait essentiellement en affûts aériens en vol sur place, comme chez le faucon crécerelle, suivis de chutes en piqué jusqu’au sol, en relevant les ailes à la verticale.  
Les observations à distance ne permettaient pas d’identifier les proies avec certitude, sinon que c’étaient des micro-mammifères, Certains soirs d’août, le rythme très rapide des apports à l’aire prouvait l’efficacité de la chasse et une bonne disponibilité de proies sur les près et chemins des alentours immédiats. Les pelotes de réjection récoltées au-dessous des reposoirs après l’envol des jeunes ont été examinées par Paul Géroudet et analysées aimablement par Stéphane Aubry, sous la direction du professeur Claude Mermod, à l’Institut de Zoologie de l’Université de Neuchatel. La détermination au microscope s’est basée sur Debrot, Fivaz, Mermod & Weber (1982) : Atlas des poils de mammifères d’Europe. Ed. institut de Zoologie, Neuchâtel.
L’aspect des pelotes d’Elanion blanc est parfaitement résumé dans le Hand-buch der Vögel Mitteleuropas de Glutz von Blotzheim, Bauer & Bezzel (Wiesbaden 1971) : « pelotes lâches, riches en poils et os, rappelant celles des chouettes ». Les 39 boulettes étaient pour la plupart de forme ovoïde courte avec 30 x 20 mm de dimension moyenne ; quelques-unes plus allongées atteignaient au maximum 50 mm de longueur, la plus petite mesurait 24 x 16 mm ; à l’état sec, le poids moyen était de 1,23 g (n : 19). Sur ces 39 pelotes, 22 ne contenaient qu’une proie, 14 en avait deux et 3 en comprenaient trois différentes ; aucune ne présentait 2 ou 3 espèces identiques. La récapitulation des 59 proies est la suivante : 
Microtus arvalis    18
Microtus sp           18
Apodemus sp          6
Crocidura sp           9
Passereau sp          5
Oiseau sp               3
Soit 36 Campagnols  =    61%
          6 Mulots         =    10%
          9 Musaraignes =   15%
Soit    8 Oiseaux       = 13,5%

Ce bilan reflète la banalité du milieu en grande partie cultivé et des habitudes d’un petit prédateur chasseur de proies terrestres, mais capturant à l’occasion de petits oiseaux. Les vestiges de plumes de ces derniers étaient trop altérés pour permettre une détermination plus précise (P.G.)


Les antécédents de l’Elanion blanc en France

Ce petit rapace, que l’on pensait jadis confiné en Afrique, est entré il y a 160 ans dans l’avifaune de France au titre de visiteur accidentel. En 1830, il fut capturé en mai près de Nimes (Gard) et le même mois près de Cassel (Nord) ; un troisième fut tiré le 1er septembre 1841 à Dieppe (Seine Maritime). Un mâle adulte tué dans la plaine de Gennevillers près de Paris est signalé en 1884 par Cretté de Palluel, mentionne Mayaud (Commentaires sur l’ornithologie française, Alauda IX : 72-73, 1939). Ce dernier estime douteuses des captures à la fin du XIXe siècle en Côte-d’Or, ainsi que l’origine d’un spécimen prétendu provenir des Vosges.
Une nouvelle apparition est observée le 17 avril 1973 en Crau (Bouches-du-Rhône) par Lachat & Gerber (Nos oiseaux 32 : 202, 1974) ; puis le 18 avril 1979 près de Villars-les-Dombes (Ain) par C. Guex (Le Bièvre 2 : 187-188, 1980). De 1983 à 1986, L’Elanion blanc se montre en Aquitaine (Landes et Pyrénées-Atlantiques), comme précisé en tête de cet article ; ces observations annuelles mais intermittentes donnent de fortes présomptions de nidification. Après un hiatus de trois ans, la reproduction est confirmée en 1990 dans cette région.
Ailleurs, l’homologation du C.H.N. est accordée pour un Elanion le 13 mai 1985 en Crau, (Bouches-du-Rhône), dans la même localité qu’en 1973…. (B. Georges, G. Griffiths et al.) ;… un du 15 août au 23 octobre 1985, sur un site non précisé du lLot-et-Garonne (J-M. Delmas) ;…. un migrateur le 9 août 1988 à Lindux, Pyrénées-Atlantiques (F. Dupuy) ;….. un migrateur le 24 octobre 1989 à Eyne, Pyrénées-Orientales 1. En 1990, le C.H.N. homologue l’oiseau du 7 février à Pougny, Ain, observé par J.R. Berthoud & Ch. Stern (Nos oiseaux 40 : 479, 1990).
En outre, trois autres apparitions inédites restent à examiner par le C.H.N. : 15 avril à l’étang de St-Nazaire, Pyrénées-Orientales, et le 15 avril aussi à Leucate, Aude (est-ce le même individu ?) ; 1er juillet 1990 à Bournazel, Aveyron (communication de Ph-J. Dubois).
Ces données concernent des sujets isolés, décrits comme « adultes ». En fait, l’âge n’est guère identifiable à distance et, après la mue postjuvénile complète au cours du premier hiver, tous les Elanions blancs ont un aspect identique. On ne sait rien de leur maturité sexuelle…. (P.G.)


Discusion et conclusion

Cette série de faits étalée sur dix-sept ans, avec une accélération marquée depuis 1983, suggère une expansion de provenance ibérique qui prolonge logiquement le mouvement expansif connu en Espagne 7. La localisation de la plupart des cas dans les zones méridionales de France et singulièrement en Aquitaine accentue cette évidence.
Le climat de la région la plus favorisée par l’Elanion blanc paraît bien convenir à l’espèce. Des données météorologiques relevées dans la station la plus proche du site de nidification, nous avons extrait les caractéristiques suivantes :
La température moyenne annuelle est de 13,1°C pour les années 1966 à 1989 ; pour les quatre ans de 1986 à 1989 elle s’est élevée à 13,5°.
La moyenne de température de mai à août est de 18,6° pour 1986 à 1990 ; celle de janvier + février (hiver) est de 7,5° pour 1986 à 1990 (cette dernière année offrant même une moyenne de février exceptionnelle avec 12,4°).
Les précipitations totalisent 1388 mm en moyenne annuelle 1964-1989, relativement abondantes d’octobre à mai ; elles ont été de 990 mm en 1989, mais fort en-dessous de la moyenne en juillet et août 1990.
Dans l’ensemble, le climat local est donc assez chaud et pluvieux, tendant comme partout à devenir plus chaud et plus sec en été ces dernières années. L’hiver doux, quasi dépourvu de gel et de neige, semble également favorable à la sédentarisation de l’Elanion blanc en Aquitaine.
En guise de conclusion, relevons qu’un couple d’Elanion, étroitement cantonné sur environ 4 km2, passe aisément inaperçu dans une région médiocrement séduisante pour les ornithologues. Le hasard y a fait découvrir l’espèce en 1983. mais on peut à bon droit se demander si elle n’était pas déjà présente auparavant… il suffit aussi qu’un territoire soit abandonné au profit d’un autre site éloigné disparu. L’éventualité d’autres couples, nicheurs ou non, ne peut être exclue en Aquitaine, ni ailleurs : bonne chance aux explorateurs ! 


Remerciements

Suivre cette nidification n’aurait pas été possible sans l’aide précieuse de membres de l’association « Regardez vivre les oiseaux ». Je remercie particulièrement Marie-Claude Mahieux dont l’œil perçant a décelé les quatre poussins ui nid, Jo Duplaa pour sa collaboration et ses nombreuses observations, M et Mme Georges Holin qui n’ont pas craint les longues attentes…. Mais aussi tous ceux et toutes celles qui m’ont accompagné et surtout ma femme Christine : sa patience de longue haleine et son travail de frappe méritent bien que je lui dédie cette étude.
Ma reconnaissance s’adresse également à Jean-François Terrasse (F.I.R.) pour sa visite, ses analyses et ses conseils ; à Jacques Godard du centre U.N.C.S. qui a soigné le jeune Elanion tombé de l’aire ; à Pascal Misiek qui m’a confié ses notes ; à J.Y. Frémont et Y. Bertault du C.H.N. ; au gardes d l’O.N.C. qui ont informé les chasseurs et Last but not least au propriétaire des lieux, président de l’A.C.C.A. locale. 
Les données météorologiques locales ont été fournies par la Météorologie Nationale (Pyrénées-Atlantiques). L’analyse des pelotes est due à Stéphane Aubry sous la direction du Dr Claude Mermod (Institut de Zoologie, Neuchâtel), grâce à Paul Géroudet, dont les encouragements, les informations, la peine qu’il a prise à mettre au point le manuscrit et à le documenter ont contribué de façon décisive à cette publication ; il est d’ailleurs responsable des chapitres sur l’alimentation et sur les apparitions hors Aquitaine, Ma gratutude s’adresse encore à Pierre Petit et à Willy Suetens pour avoir gracieusement mis à disposition leurs superbes photographies. 


Bibliographie

  1. Boutet, J.Y. & Petit P. (1984) : Atlas des oiseaux nicheurs d’Aquitaine, C.R.O.A.P., Bordeaux.
  2. Dubois, P.J. & Yésou P. (1986) : Inventaire des espèces d’oiseaux occasionnelles en France.
  3. Gensbol B. (1984) : Guide des Rapaces diurnes d’Europe, d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Delachaux & Niestlé, Neuchatel-Paris.
  4. Géroudet P. (1965) : Les Rapaces diurnes et nocturnes d’Europe. Delachaux & Niestlé, Neuchâtel-Paris.
  5. Papacotsia A. & Petit P. (1984). Présence d’un couple d’Elanions blancs en Aquitaine. Le Courbageot, N°10 : 19-20.
  6. Pommies S. (1990) : L’Elanion blanc (Elanus caeruleus) dans les Pyrénées-Atlantiques. La Bergeronnette (à paraître).
  7. Suetens W. (1989) : Les rapaces diurnes d’Europe. Ed. du Perron, Liège.
Andréas Guyot, 7, rue Jules-Verne, F-64000 Pau.
Nos oiseaux, 40 : 8. 465-477 (1990)

mardi 28 novembre 2017

Pas d'observation de limicoles, le niveau du lac monte toujours.

Les 3 oies cendrées. 

Autres observations en amont des deux îlots: 
1 busard saint-martin mâle
1 martin pêcheur
1 pipit spioncelle
1 grèbe castagneux
1 garzette
1 héron cendré
35 foulques
3 oies cendrées.
7 chardonneret
3 gd cormoran
1 rouge-gorge